• Exposition Paris Rive Gauche à l'Arsenal

    Le Pavillon de l’Arsenal revient le temps d'une exposition sur l’histoire et l’actualité du quartier "Paris Rive Gauche". Par la taille de l’opération, dont les 130 hectares du périmètre actuel, c'est le plus ambitieux projet urbain depuis les travaux de l'ère Pompidou. Voulu dès 1983 sur un espace de friche ferroviaire, la cible était l’Exposition universelle de 1989 ou l’organisation des Jeux olympiques de 1992, deux projets finalement abandonnés. Les premières réalisations sortent de terre avec la BnF inaugurée deux fois, l'une par François Mitterrand en 1995, on craignait que le temps lui manque, l'autre par Jacques Chirac en 1996.


    Curieusement dénommé "Rive Gauche", le quartier entend désormais accueillir, à terme, 7 500 logements dont 50 % sociaux, 405 000 m2 de commerces et activités, 745 000 m2 de bureaux, 100 000 m2 d’espaces verts, ainsi que 720 000 m2 d’équipements publics, dont de nombreux équipements d’enseignement, de loisirs et culturels. La dernière étape est en cours avec la construction du dernier quartier "Bruneseau" et l'accès vers Issy-les-Moulineaux. Avec ses 200 architectes impliqués, ce chantier exceptionnel restera le marqueur de son époque pour les générations futures.

    photos, plans et maquettes de l'exposition
    photos, plans et maquettes de l'exposition

    L'hypothèse de la couverture complète des voies s'est imposée comme base de développement des nouveaux lotissement au-dessus de l'emprise ferroviaire. Par ailleurs, les dessertes se font par un réseau de rues en superstructure et regroupées par des zones d'urbanisme d'échelle plus modeste confiées à un architecte-urbaniste, superviseur de chaque "secteur". Le tout s'articule autour d'une rue axiale : l'avenue de France. Dans le schéma d'ensemble, il est clair que la gare d’Austerlitz "gêne", agrandit la dalle et nuit à la perspective du dispositif, vu  de ses extrémités. Son déplacement, un temps envisagé, fut finalement abandonné après le refus de la SNCF.



    Emprise ferroviaire initiale
    Emprise ferroviaire initiale
    Une étape importante de l'urbanisme voit le jour avec l'aménagement du secteur Massena par Christian de Portzamparc à partir de 1995. Avec l’îlot ouvert, l’architecte souhaite combiner la continuité et l’alignement de la ville classique avec les espaces ouverts de la ville moderne, selon le principe que la ville contemporaine accepte l’hétérogénéité des modèles précédents. Pour "enrichir le volume de la rue", il propose de s’affranchir des usages de gabarit sur voie, au profit d’un rythme "quasi musical" entre les pleins et les vides et entre les contrastes de hauteur. Ainsi chaque architecte doit tenir compte des réalisations voisines dans son propre projet. Les chemins en cœur d’îlot sont soignés par des paysagistes.

    Modèle d'urbanisme post moderne de Christian de Portzamparc
    Modèle d'urbanisme post moderne de Christian de Portzamparc

    Le patrimoine industriel est préservé puis remis en valeur. C'est le cas des Grands Moulins, devenus université Diderot, de la SUDAC, devenue l'école d'architecture, de la Halle Freyssinet , incubateur d'entreprises et des frigos, devenus des logements pour artisans. À mesure que le quartier est aménagé, on redécouvre les qualités et le potentiel de bâtiments initialement promis à la démolition.
    Enfin, toujours en débat, la question de la hauteur, avec la redécouverte des gratte-ciels à l'initiative d'Yves Lion dès 2002. D'abord modérés, le dernier secteur à ouvrir bientôt, celui de Bruneseau devrait révéler de nombreuses élévations imposantes, dont les tours DUO de Jean Nouvel.

    Tours DUO (disp 20121)
    Tours DUO (disp 2021)

    Du 12 mars au 19 mai 2019  
    Visites guidées gratuites les samedis et dimanches à 15h

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