Les cabinets de curiosités sont les ancêtres des musées. Apparus à la Renaissance, ils rassemblaient des collections d’objets divers, hétéroclites et inédits consacrés au passé : médailles, antiquités, animaux empaillés, mappemondes, squelettes, fossiles, monstres et surtout œuvres d’art, ou supposées telles.
Des catalogues illustrés en constituaient l’inventaire et fournissaient des informations précieuses aux passionnés de l’époque, souvent des amateurs de curiosités, quelquefois des savants. Le monde nouveau du XVIe siècle contribua largement à accroître la popularité de ces cabinets chez la nouvelle bourgeoisie dans le but de s’approprier une part de la diversité de la création divine en ce qu’elle a de fantastique, de mystérieux, de bizarre. Ces cabinets avaient pour vocation d’épancher la soif de savoir de l’homme de la Renaissance. Le désordre règne dans ce rassemblement étrange qui ressemble de prés à l’antre du magicien…
Histoire d’un homme devenu une légende, dans une période sombre s’il en est, le Quatorzième siècle, qui a vu passer un soleil au midi, Fébus, ramené à deux belles, mais petites, salles au musée de Cluny. Pièce en quatre actes d’une vie agitée.
En 1905, Sarah Bernhardt joue Floria Tosca au théâtre lyrique de Rio de Janeiro. Elle s’apprête à mourir pour la millième fois, elle se prépare pour sauter d’un château Saint-Ange en carton pâte, scène finale de la tragédie et regarde insensiblement la fosse : elle voit qu’ils ont oublié le matelas. La grande tragédienne décide alors de sauter « Quand même »
Vous verrez, entres autres, le merveilleux miroir aux fantasmagories dans lequel la Diva s’observa pendant quinze ans. Des œuvres signées Gallé, Majorelle, Gaillard, Massier ou même Sarah Bernhardt. Un décor à couper le souffle…
D’ailleurs, la locomotive, monstrueuse, trône dans l’exposition avec une des fameuses poupées automates géantes. Les images de cette parade, pourtant très réussie, assez exceptionnelle même, ne sont malheureusement qu’à peine visibles au ras du sol. C’est très dommage, car le plaisir de cette exposition se trouve justement dans les images qui reviennent de cette année là. Que vous soyez ou pas sensibles à ce créateur, elles vous donneront peut-être l’occasion de vous souvenir. Pour certains, comme le Goudemalion, ce furent les années du Palace, des paillettes, de Grace Jones. Pour d’autres, les années de bien d’autres choses, très différentes, retour sur une année mythique, c’est l’heure où les souvenirs se ramènent…








