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    Les 150 ans de l’extension de Paris aux Fortifications

    Exposition les 150 ans des arrondissements Le visiteur sortira de l’exposition sans savoir ce qui reste aujourd’hui des fortifications détruites en 1919, à savoir la poterne des peupliers, c’est regrettable. En dépit de quelques inconvénients, cette exposition mérite d’être vue par le soin apporté aux témoignages vidéo et le souci pédagogique constant.
    Le Paris de 1840 vit dans la hantise des invasions de 1814 et 1815, qui laissaient un sombre souvenir : Cela ne s’était pas vu depuis les Anglais et Bedford, Quatre siècles plus tôt ! De là l’idée de construire de colossales fortifications en 1841 ,murant Paris, loin devant l’enceinte des fermiers généraux de Louis XVI, barrière d’octroi et non ligne de défense  (actuelles lignes Etoile-Nation et Nation-Etoile).


     Thiers, Soult et Guizot seront pour, Lamartine contre. “Vous la regarderez , mais n’y toucherez plus” disait-on. De fait, Cette fondation (qui se révélera inefficace en 1870) crée une zone intermédiaire qui ne cessera de se peupler de 75000 à 175000 habitants en 15 ans , remplie d’un prolétariat attiré par le travail, la ville, l’abondance des cabarets, des tavernes libres d’octroi et le plaisir des “dimanches sur les fortifs”. Cette annexion des 11 communes qui sera formalisée en 1859 apporte aussi des terres à cultiver en cas de siège. Elle prévoit l’extension des limites de Paris jusqu’au pied de l’enceinte fortifiée de Thiers.

    Les communes annexées en 1860 Désormais, c’est tout le visage de Paris qui change par la construction effrénée de bâtiments dans le style haussmannien, d’églises, de transports puis d’écoles, de Mairies, de parcs (Buttes Chaumont, Montsouris, Cité Universitaire) développement considérable mais irrégulier d’usines, certains arrondissements seront bourgeois et d’autres ouvriers, on a toujours cette distinction aujourd’hui. “Dire que nous v'là parisien” fera dire Daumier à deux paysans dans une célèbre caricature.

    C’est ce prolétariat qui constituera l’essentiel des forces du siège de 1870 et de la commune en 1871 , autre oubli très regrettable de l’exposition, au même titre que le  rôle joué par la petite ceinture dans la guerre. L’exposition se termine sur une évocation de ce que fut la “zone” et le développement, à deux pas, de la banlieue sordide au XXème siècle. Vraiment, déplacez vous, même si le titre est peu enjôleur et certains points oubliés. Mon coup de cœur : La peinture de l’église de Charonne par Bouhot (1836),  mais un dernier conseil : prenez une lampe de poche car l’éclairage  et très nettement insuffisant ! ;-)


    La poterne des peupliers                                                        La poterne des peupliers.

    Les 11 communes disparues : Auteuil, Passy, Batignolles, Montmartre, La Chapelle, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Vaugirard, Grenelle.
    Le site de l’expo : ici


    Du Paris d'Haussmann à la Métropole
    envoyé par Pavillon-Arsenal. - Regardez plus de courts métrages.

    2 commentaires:

    1. La poterne des peupliers n'est pas le seul vestige des fortifs. En faisant le tour des bds de maréchaux, on trouvera un bout de la porte d'Arcueil, un "poste caserne" entre la porte d'Orléans et celle de Vanves, deux bastions dont un presque intact de part et d'autre des voies de la gare st Lazare et un bout de mur d'escarpe au milieu d'un échangeur à Bercy. Il est possible qu'un terrain vague envisagé pour des HLM dans les seizième en soit aussi issu...
      Je ne compte pas les forts détachés, comme Vincennes, Ivry ou le Mont-Valérien.

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    2. Effectivement, et au final cela fait très peu. D'où l'importance de ne pas oublier les derniers vestiges.

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