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    Les deux amoureux de l'Histoire

    Les deux évangélistes médiatiques de l'Histoire de France se sont retrouvés sur le plateau de “C à Vous”, mardi 17 octobre 2017. Conteurs populaires pour les uns, Droite "monarchisante" pour les autres, quel est le fond du problème exactement ? Celui du statut du passé dans notre civilité moderne, avatar des débats sur "l'identité nationale", "l'histoire spectacle" ou plus encore "les lieux de mémoire" chers à Pierre Nora, où chacun peut trouver ce qui lui plait dans le passé  pour en faire ses propres références, et ainsi favoriser le "vivre ensemble". Pour Stéphane Bern, c'est la grande Histoire classique et les personnages emblématiques de l'ancienne France, pour Lorànt Deutsch, la petite histoire des rues de Paris, et tous ses saints. Il se trouve qu'elles se rejoignent sur plusieurs points : elles rapportent beaucoup, divertissent l'espace médiatique, et génèrent spontanément des contestations régulières, propres à ranimer les controverses sportives ou politiques, c'est-à-dire les ingrédients du journalisme actuel....


    Lorànt Deutsch et Stéphane Bern :  Les deux amoureux de l'Histoire

    Dans cette première partie S.Bern et L.Deutsch répondent aux attaques dont ils sont l'objet de la part des inquisiteurs A.Corbiere et D.Schneidermann. En deux mots : propagation d'idéologie contre-révolutionnaire dans leurs productions. Le procès n'est pas nouveau et revient régulièrement. Instant intéressant que celui où Lorànt évoque Charles Maurras, coupable d'avoir corrompu l'idéal monarchiste par une politisation outrancière à droite. Brusquement remis en place par la meneuse des débats, la paternité de cet argument revient à un autre habitué des cénacles médiatiques : Thierry Ardisson (auteur notez-bien d'un ouvrage sur les héritiers maudits des différentes monarchies et qui ne fait pas mystère de ses opinions royalistes). Argument : contrairement à ce qu'on pense, la Monarchie n'est pas un système politique et donc se situe au-dessus des partis. Cet argument est pourtant de première importance pour comprendre l'affaire, car elle applique un concept qui connait un certain succès ces temps-ci : celui ni-de-droite , ni-de-gauche ou "en même temps" à droite et à gauche, suivez mon regard....

    ni-de-droite , ni-de-gauche ou "en même temps" à droite et à gauche, suivez mon regard....
    ni-de-droite , ni-de-gauche

    et de fait, si on examine le parcours des deux protagonistes en terme d'association avec les fameuses "valeurs" des deux camps du champs politique, une certaine dissonance se fait entendre. La mélodie de fond est bien celle d'un air à la mode : Rien n'est vrai, rien n'est faux, tout est permis...à certains



    Première partie


    La deuxième partie mérite le coup d’œil avec un "question pour un champion" que Stéphane Bern gagne de justesse. Avez-vous noté une seule contre-allusion révolutionnaire ? non : un amusant spectacle familial, style quiz de nos fins de repas.


    Deuxième partie

    D.L

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