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    Les 10 ans du musée du Quai Branly

    Le musée du Quai Branly fait la fête pour ses 10 ans avec une exposition spéciale, des ateliers et des rencontres exotiques. Maintenant qu’il est devenu riche et célèbre, le plus jeune des grands musées parisiens rayonne de santé au milieu de son décor végétal et cubiste. Cette exposition revient sur les moments forts de la décennie passée et en détail  sur  celui qui est à l’origine de sa construction : "Jacques Chirac ou le dialogue des cultures". Selon Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture, qui a conçu l’exposition, "Il n'est ni un collectionneur, ni un esthète, il n'apprécie pas en premier lieu l'objet pour sa plasticité, sa rareté ou sa préciosité, mais pour la civilisation, la culture, les hommes qui sont à son origine". Trois objets de l’exposition qui appartiennent à l'ancien chef de l’État figurent dans l'exposition, une sculpture zoomorphe banmana du Mali, une coupe wongo-lele du Congo et une immense dent de narval. Le musée porte maintenant son nom et nous ouvre gratuitement ses portes  du samedi 25 Juin au dimanche 26 pour 30h événements, dont un cours d’initiation au "haka"…



    Souvenez-vous, c’était il y a dix ans, naissait un nouveau musée destiné aux arts et civilisations d’Asie, d’Océanie, d’Afrique et des Amériques ; il ouvrait ses portes au pied de la Tour Eiffel avec le nom mystérieux et controversé de « musée des Arts Premiers ». De premier à primitifs, il n’y avait pas que les érudits à démasquer un brin de condescendance et ce nom fut rapidement remplacé par celui, plus institutionnel, de « quai Branly ».

    Confié à l’architecte Jean Nouvel, sa réalisation souleva rapidement l’enthousiasme par une conjonction de facteurs uniques : un navire métallique en rappel de sa prestigieuse tour voisine et fier hommage à l’architecte Eiffel, de belles façades vitrées sérigraphiées doublées d'un décor partiellement habillé de bois. Une série de boites en porte à faux teintées en camaïeux de rouge rappelant l’Afrique,  une médiathèque,  un restaurant : « les Ombres » font sa réputation. Dans l’extraordinaire jardin du paysagiste Gilles Clément, bassins et chemins de traverses dissimulent des tortues virtuelles, à l’abri des frayeurs de la rue par d’efficaces murs anti-sons. Cerise sur le gâteau : Patrick Blanc (présent samedi et dimanche au musée)  a doté le côté nord du vaisseau d’un immense mur végétal  de 800m2, le plus grand du monde à l’époque, un des premiers à Paris, 15 000 plantes cultivées de 150 espèces différentes, avec son système de récupération d’eau de pluie. Une mode était née. 

    Le mur anti-son et le mur végétal du musée du quai Branly
    Le mur anti-son et le mur végétal du musée du quai Branly

    La callipyge mascotte Chupi veille maintenant sur plus d’un million de pièces dont beaucoup sont numérisées,  quand les expositions temporaires s’ouvrent sur d’étonnantes reconstitutions, comme en ce moment brille « Mata Hoata », dans le passé « Tatoueurs, tatoués » et il n’y a pas très longtemps  « L'Inca et le Conquistador » voire « Sépik », que de moments inoubliables !

    En peu d’années, par son audace, son modernisme exotique, sa situation au cœur du carré historique des expositions universelles et la qualité de sa programmation, l’endroit a pu capter les enthousiasmes  et séduire les amoureux d’une tradition très parisienne de dépaysement culturel . Joyeux anniversaire et à bientôt pour de belles découvertes !

    Programme et inscription pour les activités : http://www.quaibranly.fr

    D.L






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