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    Où es-tu peuple de Paris ?

    « Je suis amoureux de Panam… vous qui voulez du beau gazon, des belles pelouses, des p’tits moutons.. » chante Renaud, taquinant les parisiens et leurs contradictions. En effet, la grande majorité des parisiens affectionne leur ville et lui voue un culte, mais cet amour peut passer pour possessif et élitiste. Tout parisien, modeste ou aisé éprouve ce sentiment d’exclusivité de la ville Lumière, ville d’histoire, et il revêt l’impression d’appartenance à une certaine élite, celle qui a le privilège de vivre à Paris. En quoi cette fierté et ce culte voué en particulier aux monuments, toute construction est monument,  reflètent-ils certaines contradictions ?

    Pourquoi les parisiens sont-ils accro au vert ?

    Paris est une ville bétonnée mais réussit l’exploit de ne pas être perçue comme telle ! Par exemple, si on vous dit que New York ou Hong Kong sont des villes bétonnées, cela vous apparaît comme une évidence, mais l’affirmation selon laquelle Paris est aussi bétonnée est moins évidente. En effet, on a donné un sens spécifique à l’adjectif « bétonné », à savoir un espace pollué et très artificiel, voire très nocif pour la nature. Paris ne donne pas l’impression aux parisiens, aux provinciaux (expression quelque peu parisiano-centriste) et aux touristes du monde entier qu’elle est une ville tentaculaire, en particulier grâce aux petites rues, aux immeubles à taille humaine et ses espaces verts  ! Pourquoi la fréquentation de ces parcs met-elle en valeur des contradictions ? Béton et nature s’opposent, et les visiteurs aiment le mode de vie citadin, mais pas trop : les petits coins « campagne » sont des refuges où viennent s’entasser des centaines de personnes dès les premiers rayons de soleil.

    Les jardins du Luxembourg, contradictions sociales et politiques ?

    Les hôtels de charme  situés dans le 6ème arrondissement, ou les hôtels de Saint Germain qui proposent vue et accès direct aux jardins du Luxembourg, remportent un franc succès. Pourquoi ? L’architecture haussmannienne de ces hôtels est typiquement parisienne, et le jardin du Luxembourg est un espace vert du quartier latin, au cœur de Paris. Le jardin du Luxembourg, très apprécié des touristes et des parisiens en quête de verdure, symbolise parfaitement l’exclusivité et l’élitisme parisien. En effet, il fut le théâtre de l’histoire politique française du XVIIème siècle jusqu’à aujourd’hui. Créé par Marie de Médicis,  possession royale, puis propriété nationale utilisée comme prison à la Révolution. Il faut attendre les initiatives de Napoléon Ier et de son neveu Louis-Napoléon Bonaparte pour que les jardins se démocratisent et deviennent un parc ouvert au public, public tout de même trié sur le volet, c’est-à-dire composé de sympathisants (pas forcément très sympathiques).

    Le statut ambivalent des jardins du Luxembourg aujourd’hui

    Et aujourd’hui alors ? En 2014, le jardin du Luxembourg reste accessible à tous mais demeure la propriété du Sénat. Comme les parisiens, les touristes aiment s’y promener et y pratiquer des activités sportives, signe de démocratisation. Pour autant, et c’est le cas pour de nombreux monuments, sont-ils admiratifs ou nostalgiques de la grandeur parisienne impulsée par les régimes d’antan ? Sont-ils des “sympathisants” qui s’ignorent ? De plus, les appartements qui avoisinent les jardins du Luxembourg ont une très grande valeur immobilière car les jardins constituent un lieu d’histoire et surtout un symbole de raffinement et de luxe absolu, bref d’appartenance à la haute société.



    Alors, peut-on toujours appeler les parisiens, « Peuple de Paris » ?


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