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    "Le Roman de la rose" l'art d'aimer au Moyen Âge à la BnF Arsenal




    Le roman de la rose, tout le monde en a entendu parler. Sans vraiment savoir ce que c’est. Véritable best-seller du moyen-âge, c’est le pendant dans la conquête amoureuse, de ce que fut la chanson de Roland dans l’aventure militaire.
    ce long poème traite d’un sujet intemporel : l’amour, ses joies, ses écueils, ses enjeux sociaux et spirituels.
    Une œuvre gigantesque de 22.000 vers du XIIIe siècle, très bien connue puisque 300 exemplaires authentiques sont parvenus jusqu’à nous. C’est l’occasion pour la BnF de nous relater en détail cette aventure.


    Ce texte est dans la tradition de ceux qui, depuis  “l’art d’aimer” d’Ovide couplent poésie, références mythologiques, conseils et digressions subversives tout en conservant l’esprit de leur époque. L’exposition s’ouvre
    sur une représentation de l’amant endormi placé sous l’égide d’Amour et de Danger et
    l’enfilade des salles permet une lecture pédagogique du roman sans connaître le vieux français.

    « veez ici le romant de la rose où l’art d’amors est toute enclose »



    frappé par le dieu Amour, couronné et ailé, de cinq flêches, dont une à l’œil qui arriva droit au cœur BnF, Français 805, f. 13 v (France, début du XVe s.)
    Une histoire proche de la quête du Graal dans le songe d’un dormeur qui rêve d’un jardin d’Éden où il croise une multitude de personnages qui sont autant d’allégories positives : beauté, oiseuse, richesse, largesse, franchise, courtoisie, jeunesse. Sa quête est celle d’une rose ou bel acueil, après qu’il fut frappé par le dieu Amour, couronné et ailé, de cinq flèches, dont une à l’œil qui arriva droit au cœur. Tout irait bien, pourtant, si ce paradis n’était plein d’esprits contraires, de dangers, de peurs, de méfiance et de jalousie. Jalousie, justement, où est enfermée la belle, un château forteresse symbolique défendu par les forces anti-courtoises : haine, vilénie, convoitise, avarice, envie, tristesse, vieillesse, pauvreté et médisance. Pour survivre, tout l’art de la maitrise de soi est nécessaire et la défiance de l’autre, essentielle.

    Les troupes du dieu d’Amour assaillent la tour où est enfermé(e) Bel Acueil BnF, Français 19153, f. 85v (Anjou, vers 1460)
    Laissez-vous entraîner dans ce voyage de poésie médiévale avec ses deux auteurs, l’un : Guillaume de Lorris dont on ne sait rien et le second, très connu : Jean de Meun qui habitait rue Saint-Jacques. Amour chevaleresque, mais également réflexions d’une certaine hardiesse sur ceux qui sont faits, tous pour toutes et toutes pour tous , voire même, souvent, d’une certaine “misogynie”. On cite à ce sujet une controverse que développa Christine de Pisan qui semblait ne pas trop apprécier certains passages.


    «  Nature rit , si com my semble quand hic et hec joignent ensemble » 


    L’ensemble est rendu très compréhensible par la scénographie soignée et les excellentes explications médiatisées sur place du médiéviste Michel Link. Un site sur mesure romandelarose.org permet d’approfondir l’histoire de ce livre, qui conserve toutefois un certain mystère par le sens à mettre sur les mots, qui ont beaucoup évolués depuis cette époque et au premier d’entre eux : Que signifiait vraiment aimer au Moyen Âge ?



    Conférence d’Andréa Valentini du 1er octobre 
                     Conférence d’Andréa Valentini du 1er Octobre 2012


    L’art d’aimer au Moyen Âge Le Roman de la rose
    6 novembre 2012 au 17 février 2013
    Bibliothèque de l’Arsenal 1, rue de Sully, Paris IV e
    Du mardi au dimanche 12h > 19h Fermé lundi et jours fériés
    Entrée libre.

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