La thèse, dont il est question ici, est celle de l’origine paysanne de Jeanne d’Arc (défendue par Colette Beaune) ou de l’origine royale (défendue par Lorànt Deutsch).
Le point concerne la facilité avec laquelle Jeanne, très jeune fille de laboureurs ne connaissant rien au métier des armes, ne sachant ni lire ni écrire, portant un habit d’homme, inspirée par saint Michel, sainte Catherine, sainte Marguerite et vivant en territoire anglo-bourguignon aurait bénéficié d’une troupe en armes pour traverser le pays jusqu’à Vaucouleurs, puis incognito à Fierbois pour chercher l’épée rouillée de Charles Martel et enfin jusqu’à Chinon pour voir le Roi Charles VII et le convaincre de lui donner sa dernière armée et commander des “monstres” comme Gilles de Rais, Dunois, Lahire ou La Trémoille pour délivrer Orléans, dernier rempart du pauvre roi de Bourges (23 février au 8 mars 1429).
Colette Beaune et la thèse de Jeanne “prophétesse” (Chaîne Histoire)
A lire : Les mystères de Jeanne d’Arc















2 commentaires:
Votre blog est bien représentatif de notre époque... comparer une historienne universitaire qui applique une méthode de travail scientifique et qui soumet sont travail à la critique de la profession avec un homme qu'y n'a premièrement aucune légitimité scientifique dans le milieu et qui par ailleurs produit un livre truffé d'erreur et ne s'attachant pas à respecter la méthode de citation, de comparaison et de critique des sources. Cela me parait extrêmement grave... ce livre n'est rien d'autre qu'un fiction, un roman...
Libre à vous de penser qu'il est grave d'ouvrir un débat mais le sujet est bel et bien très controversé depuis Michelet et la canonisation de 1897. Même les historiens "scientifiques" s'y sont cassé les dents et le sujet reste mystérieux, en raison de l'appropriation du mythe par les uns ou par les autres et parce qu'il s'agit d'un procès politique. Il est plus judicieux de parler "d'intime conviction" des deux parties.
Enregistrer un commentaire