Ce blog est dédié à tous ceux qui aiment les 21 siècles de la ville de Paris,
ses musées, ses expositions, l'art de l'Histoire, ... et le livre de Lorànt Deutsch.
Article à lire du nouvel-obs sur Claude Dubois qui a deux livres en ce moment en librairie : La rue Saint-Antoine (éditions Jean-Paul Rocher) et La Bastoche - Une histoire du Paris populaire et criminel (coll. Tempus/Perrin), réédition en poche, augmentée d'une préface et d'une postface inédite, de ce bouquin paru d'abord en 1997.
Ces vidéos exclusives ont été réalisées par Alain Caron. L’interview est d'Olivier Bailly
C’est un lieu auquel beaucoup de parisiens sont attachés. La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV. Ce fut la première machine élévatrice d'eau construite pour alimenter Paris. elle sera démolie en 1813. Le magasin est fondé à cet emplacement en 1869 par Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ, son épouse, ancienne première vendeuse du rayon costumes du Bon Marché. Ernest Cognacq avait commencé par vendre des cravates dans un parapluie sur le Pont-Neuf, puis s'était entendu avec un petit café qu'il fréquentait rue de la Monnaie pour récupérer sa salle annexe peu utilisée et en faire un petit commerce. Le couple, ayant convolé, décide d'agrandir son magasin, qui, prospérant, s'étend et donne naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine. Les bâtiments seront reconstruits en 1903 en style Art Nouveau. À l’horizon 2015, il est prévu un nouvel ensemble très moderne qui devrait respecter la rue de Rivoli et préserver l’âme de ce lieu dont certaines parties sont classées. Il devrait retrouver une nouvelle jeunesse après les instants pénibles de sa fermeture en 2005, où il fut question qu’il disparaisse. Une nouvelle phase de son histoire va bientôt commencer.
j'en profite pour vous signaler que les 3 et 4 décembre prochains, Thierry Depeyrot organise, en collaboration avec la revue Paris Patrimoine, le salon “LETTRE CAPITALE”, entièrement consacré au livre sur Paris. Il se tiendra à la mairie du 13e arrondissement. Tous les genres, modernes ou anciens seront représentés, avec nombre d'auteurs en dédicaces.
Woody Allen nous propose une histoire pleine de poésie et d’humour à travers l’espace et le temps. Il peint habilement l’ aventure d’un jeune américain (Gil/Owen Wilson), écrivain et de sa fiancée (Inez/Rachel McAdams) au cours d’un séjour à Paris.
C’est, bien évidemment, une photographie lumineuse, un scénario intelligent et une œuvre pleine d’humour. Dans sa série de villes célèbres, W. Allen souhaite peindre la ville et son tableau, tout en finesse, utilise les thèmes qui en font un endroit unique. Quelque part, il réussit avec succès : Art, Histoire, Amour et pluie font bon ménage dans ce rêve couleur pastel et nuit de ce Paris aseptisé. Et cet imaginaire est bien celui, rêvé, d’un écrivain-poète.
Son voyage dans le temps se teinte de la sensation fugace des songes, de rencontres avec des personnages célèbres et mythifiés, de dialogues simples, de netteté. Et dans le rêve, Woody Allen a de bonnes idées. Le principe du retour dans le passé, pour rencontrer des personnages illustres, n’est pas nouveau, mais ici, c’est une image d'Épinal des Années vingt. Comme celles que vous pouvez rencontrer quelquefois sur les brocantes avec les personnages historiques du passé. Dessin rêvé d’un moment disparu. Ici, l’image est d’or et les personnages sont Hemingway, Fitzgerald, Stein, Gauguin, Buñuel, Porter… puis comme dans un jeu, s’étalent sur la table les cartes et les différents personnages lorsque sonnent les douze coups de minuit.
S’ils sont largement caricaturaux, le charme opère par la construction d’une histoire fine, subtile et bien maîtrisée. On commence avec des cartes postales et on trouve ensuite les images “chocolat poulain”, mais “collector” tout de même. Ce film s’inscrit dans la tradition de ceux, battis sur les aller-retour entre le présent et le passé, entre la vie de l’instant et la passion du rêve. Il n’ira pas plus loin, vous n’aurez pas de construction complexe sur le rapport de l’écrivain à l’époque et ses transformations culturelles, pas de reconstitution minutieuse du Paris des années 1920, pas de dialogue imaginaire entre Dali et Picasso, c’est finalement très simple. Paris comme une rencontre, belle et sans lyrisme, ce n’est peut-être pas si mal car, pour Gil, c’est Paris-refuge aussi ! ! les vedettes sont en voyage mais leur avion attend à Roissy-CDG, pressons-nous, n’oublies pas les photos. À voir comme un joli tableau dans une galerie d’Art, romantique et sympa, tendance Dior et hôtel cinq étoiles. Comme la bande-annonce ci-dessous, américaine et “interestingly”, traduite en français... Au fait, c’est quoi exactement “les années folles” ?
Le Monde (interview) : L'idée de ce film est-elle ancienne ?
W.A : C'est drôle, il y a cinq ou six ans, on m'a demandé de faire un film à Paris. Mais je n'avais pas d'idée. Je me suis demandé: "Qu'est ce qui caractérise Paris ? Il faut que ce soit un film romantique." Si je faisais un film à Berlin, ce serait une histoire d'espionnage, à Chicago un film de gangster, mais à Paris, toute la ville respire l'amour. Je me suis dit: "Quel titre charmant, Midnight in Paris !", et je me suis demandé: "Qu'est ce qui se passe ?" Pendant quelques mois, je n'ai rien trouvé. Et puis un jour l'idée m'est venue : "Ce serait bien si le personnage principal sort se promener à minuit, il est dans une petite rue charmante, tout à coup une voiture s'arrête et [il claque des doigts] on embarque dans l'histoire."
Les archéologues sont à l’œuvre en ce moment au pied de la mairie de la ville. Ils ont découvert une nécropole mérovingienne.
Qui sont les ancêtres des Bondynois ? Les brigands de la forêt de Bondy, qui nous ont légué leur savoir-faire en pillage de buffets ainsi que leur hygiène buccodentaire, ne sont pas les seuls à pouvoir revendiquer le titre. Cyrille Le Forestier, le barbu en bleu de travail sur la vidéo, dirige actuellement des fouilles à Bondy, en face de notre mairie, dont l’architecture glorifie Staline et le gris. Cet archéo-anthropologue de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), fouille actuellement, avec son équipe, une nécropole du Haut moyen âge.
Rien n’a changé ou presque depuis 1700 ans, Bondy-centre était déjà Bondy-centre sous Clovis. Les corps sont enterrés pas très loin de l’église actuelle, au même emplacement où jadis son très vieil aïeul en bois du moyen âge sonnait l’angélus
C’est un rendez-vous bien curieux que nous propose la mairie de Paris à l’hôtel de Ville, sur les lieux même où se joua, jadis, de nombreuses scènes du drame. Le dispositif est difficile à comprendre, c’est une mise en bouche et il faut se rendre au réfectoire des Cordeliers pour voir la suite “sur les œuvres sociales de la commune”, et enfin au Petit-Palais pour assister aux “conférences”.
Je trouve ce montage un peu compliqué et cette première partie, édulcorée, n’est pas à la hauteur de la tragédie que fut cette triste histoire. L’exposition est chronologique et repose sur la série des évènements de 1870-1871 qui sont mis en lumière par des documents, quasi exclusivement photographiques, dont beaucoup sont d’ailleurs archi-connus, et se succèdent comme dans un magazine. Ensuite, les photos qui risqueraient de choquer n’y figurent pas et aucune pièce authentique d’époque, qui n’est pas un livre ou une photo, n’est présenté. Vous n’y verrez pas un bouton de guêtre, pas un fusil, plutôt curieux. Car enfin, il faut bien expliquer comment cette République, “qui était si belle sous l’Empire” en est venue à faire ce que ni Louis XVI, ni Charles X, ni Louis-Philippe n’ont osé faire dans des conditions semblables, à savoir massacrer hommes, femmes, enfants et écraser cette révolution “qui passe, tranquille et belle comme une rivière bleue” (Jules Vallès).
Pourquoi ? parce que la Commune est l’exemple même de la révolution “récupérée” par le mythe, qui met mal à l’aise, et échappe à notre modèle. Le communard, s’il est ouvrier, majoritairement, est avant tout parisien et membre de la garde nationale et en porte l’uniforme. En premier lieu, il ne défend pas la “cause ouvrière”, mais Paris. Et il a peur, très peur même. Peur des Prussiens, d’abord, internationaliste ? pourquoi n’a-t-il pas ouvert les bras aux “frères” allemands ? peur aussi de payer l’addition qui risque d’être salée. Fier aussi, fierté populaire des faubourgs, de cette masse informe et précaire, 1.800.000 habitants à Paris, 500.000 ouvriers, 300.000 communards. Quand tout le monde fuit, Napoléon III et Eugénie en Angleterre, Thiers et Mac-Mahon à Versailles ou Bordeaux, Gambetta qui part en Espagne, Hugo qui ne se presse pas pour rentrer, Blanqui toujours enfermé en province. Et ils sont trahis par tous , Trochu, Jules Favre, Vinoy le mitrailleur, par la province qui ne suit pas et abandonne la partie. En face aussi , chez les “Versaillais”, les “seine-et-oisillons”, la peur domine, peur de l’ouvrier, du terroriste, des pétroleuses, de la rue fiévreuse, des souvenirs de 93, et volonté de se concilier l’Allemand vainqueur. Alors sort le drapeau rouge, le drapeau de la révolte, après un siège terrible où on mange du chat et du rat, dans le froid, où les canons allemands bombardent la ville. Certains enfants meurent dans les rues. Les communards sont avant tout des fédérés, membres de la garde nationale, auxquels on va supprimer leur maigre allocation et qui ont payé eux-mêmes les 300 canons que Thiers leur demande de rendre. Ils savent qu’ils vont payer la défaite des autres, des Mac-Mahon, Chanzy sur la Loire, Faidherbe au Nord, Trochu à Buzenval, de Bazaine qui capitule à Metz. Non, Mr.Casselle, 1871, ce n’est pas “une révolution généreuse et utopique” , ce n’est pas l’illusion lyrique de 1848, c’est l’indignation, l’humiliation, malgré leurs canons , leur armée, leurs forts, leurs 35km de fortifications, Paris va voir des Allemands défiler sur les Champs-Élysées, la République accepter la reddition et payer tribut à l’envahisseur pour les fautes des autres.
Alors la haine monte et la raison fuit, tous sont mis dans la même sac, pêle-mêle, l’Empire, Thiers, l’Église, la Monarchie, les Allemands, les paysans qui constituent l’armée versaillaise, alors reviennent les échos des anciens de 1789, de la levée en masse, du comité de salut public et du calendrier révolutionnaire. Les révolutionnaires professionnels, les fidèles du vieux Blanqui, se mélangent à la populace et à beaucoup d’inconnus, Tridon, Eudes, Vaillant, Ranc, Rigault, Duval, Ranvier, Ferré, Protot, Vallès, Grousset, Cournet, Mortier , des femmes, louise Michel, bien sûr, mais d’autres aussi, nombreuses, très nombreuses, et des enfants Vaxivière 13 ans , héros à la porte Maillot, Thiebaut 14 ans, de Saint-Cloud, le peuple de Paris se bat dans l’héroïsme, sans chef, sans ordre, sans espoir. Dans l’hystérie, la République fusille à Monceau, sur les buttes, sur les boulevards. Tout ceux qui ont de la poudre sur les mains sont embarqués. Alors la Commune organise les barricades, la flambée de la ville, Tuileries, Palais de Justice, hôtel de Ville, Palais d’Orsay… Exécution d’otages, Paris devient l’enfer sur Seine. Delescluze, Dombrowski, Vermorel et Varlin tomberont sur les barricades et l’ivresse de la semaine sanglante finira sur les tombes du Père Lachaise (20.000 morts).
Vous ne verrez jamais de film sur la Commune, il n’y aurait jamais assez de figurants. Les chiffres sont effrayants. Sur 80 membres de la Commune en fonction au moment de l’entrée des Versaillais dans Paris, 47 sont condamnés à mort par contumace. Les 26 conseils de guerre jugent 36.309 prévenus et condamnent 10.137 d’entre eux : 93 à la peine de mort (70 sont graciés) : 251 aux travaux forcés ; 4.586 à la déportation ; 4.606 à des peines de prison et 55 enfants sont envoyés en maison de correction. L’amnistie sera votée en 1880. Les monuments seront reconstruits, à l’exception du palais des Tuileries, trop marqué par les anciens régimes honnis, royalistes et bonapartistes.
“L’insurrection de la commune est avant tout d’essence patriotique. Les Parisiens n’ont pas supporté de voir les Prussiens défiler sur les Champs-Élysées. Ils ont redouté que les canons qu’ils avaient offerts, de leurs deniers, à la défense Nationale, et qui étaient parqués à Montmartre, ne fussent enlevés pour être remis à l’ennemi d’hier. La Commune ? un refus. Elle est pleine d’intérêt, la comparaison d’A.Sanguinetti entre l’insurrection du 18 mars 1871 et l’appel du 18 juin 1940, prononcé depuis Londres par C.de Gaulle. Que les artisans de ce refus aient été aussi des révolutionnaires, c’est une autre évidence. En 1871, le refus est de Gauche” Alain Decaux – Blanqui l’Insurgé
C’est un pari osé que fait Kevin Macdonald avec son film qui retrace l’aventure d’un Romain (Marcus) et de son esclave (Esca) dans les Highlands écossais autour de 140 après. Le film est adapté d’un roman à succès de l’écrivaine britannique Rosemary Sutcliffe, publié en 1954. Un centurion romain part rechercher l’Aigle de la légion de son père, disparue vingt ans plus tôt, et recouvrer l’honneur perdu de sa famille. L’histoire est probablement inspirée des légions de Varus, décimées par les germains dans la forêt de Teutobourg à l’époque d’Auguste. On sait le drame que ce fut pour les Romains, qui n’avaient pas connu pareil désastre depuis Cannes et Hannibal. Inspiration probable aussi par les merveilleuses trouvailles de Vindolanda où furent découvertes en 1973 les fameuses tablettes, apport précieux sur la connaissance de la vie des soldats dans un fort de la frontière Nord. On sent chez le réalisateur, connu pour ses documentaires, un certain souci d’authenticité, à la fois dans la reconstitution mais aussi dans l’esprit des personnages : reconstitution du mur d’Hadrien, le “limes britannica” qui sépare la civilisation romaine des tribus de l'âge de fer vivant de l’autre côté. Le fort, les équipements et les techniques de combats de l’armée romaine sont très soignés. Les hommes peints (pictus) ressemblent assez physiquement à ceux décrits au début de l’ère chrétienne. Le film gravite autour de la notion d’honneur, au cœur de la conscience romaine, où chez tout citoyen, il y a toujours un Régulus qui sommeille. Marcus célèbre Mithra-Soleil, dieu oriental qui connut une vogue particulière au sein des légions ces années-là. Jusqu’à l’Aigle doré de la neuvième légion, sujet de sa quête, qui est bien plus qu’un simple talisman. Pour Marcus, il est presque “lare militari”, devenu “lare domestici”, déité qui préserve la mémoire de son père. Il honore aussi Hadrien, empereur-dieu, qui préserve Rome et la cité, qui se confondait alors. Pourtant, au travers de celui qui deviendra son esclave breton, il manifeste de la pitié et une compassion chrétienne, qui, au final, s’avèrera décisive dans cette histoire. On a donc bien conscience de la complexité des idéaux et de la distance qui nous sépare de ces hommes là.
Pourtant, j’ai eu l’impression qu’il s’arrêtait en chemin sans aller au bout de ses idées. On a très peu de connaissances des Celtes qui vivaient là, mais les pictes qu’on nous montre vivent dans l’ignorance, la barbarie, l’anthropophagie et le meurtre des enfants. D’ailleurs, leur nom n’est pas clairement identifiable : pictes, bretons, calédoniens, brigantes, j’ai même vu hommes-phoques (?). On sait que le mur de 6m de haut n’était pas une frontière infranchissable, un no man’s land, mais très probablement un lieu d’échange et de perception de taxes important, avec des villages celtes accrochés au mur. Certains officiers vivaient avec leurs femmes et entretenaient des rapports cordiaux avec certains autochtones, même des rapports commerciaux, on a retrouvé de la monnaie romaine bien au delà du mur. Symboliquement pour moi,dans la dernière scène, la tenue vestimentaire est très importante. Esca n’est pas habillé en Romain, mais comme un paysan de Toscane. Dans la réalité, il est quasi certain qu’il fut vêtu à la romaine et porterait le tablier clouté. Marcus : idem. Détail ? peut-être. Ce que nous dit ce film, c’est que devant dans la multitude des croyances, devant l’abondance de sauvages de l’autre côté, devant l’incertitude du destin, il ne reste que la civilisation à défendre et un mur à franchir. Pourquoi reporter sur Rome ses propres angoisses ? À voir tout de même.
“Les Ambassadeurs” est un double portrait de Jean de Dinteville et Georges de Selve peint par Hans Holbein le Jeune, actuellement conservé à la National Gallery de Londres. Ce tableau sur bois comporte une anamorphose au premier plan. Cette forme, souvent nommée os de seiche, apparait depuis un point de vue oblique comme une vanité représentant un crâne humain. L'intérêt du tableau est triple : historique, esthétique mais aussi symbolique(Wikipedia).
Canal Educatif consacre une part importante de son projet à ce tableau, à son interprétation et au contexte historique de sa représentation. Quatre extraits et la bande-annonce sont visibles ici.
“Construit comme une investigation policière, ce film sur les Ambassadeurs d'Holbein vous permet de plonger au cœur des plus grands enjeux du XVIème siècle et de la modernité : géopolitique d'un monde globalisé, invention de la "raison d'Etat" et gestation d'une nouvelle science. Cette redéfinition du monde oblige l'homme à redéfinir son rapport à la mort : la religion est-elle la seule manière de la conjurer ? (Canal Académie)
Ci dessous, Une interview avec Jean-Michel Sallmann, l'auteur d'un des livres qui a le plus inspiré le scénario du film sur les Ambassadeurs : “Nouvelle histoire des relations internationales”.
Les Ambassadeurs d’Holbein et la géopolitique du XVIe siècle
A l'occasion de "Trésors du patrimoine écrit", l'Inp et la Bibliothèque nationale de France présentent "Le rouleau d'interrogatoire des Templiers à Paris". Le dossier de l’affaire des templiers est l’un des plus riches des archives royales. Il témoigne de la constance avec laquelle Philippe IV le Bel et son conseiller, Guillaume de Nogaret, menèrent l’attaque contre l’ordre militaire le plus réputé de la chrétienté. Correspondance reçue du pape Clément V, copies de discours et d’ordres royaux, actes d’adhésion des villes, de la noblesse et du clergé à la politique royale se mêlent ainsi à des documents issus de la procédure d’accusation des frères templiers. À cet égard, la pièce la plus spectaculaire est sans nul doute le rouleau des interrogatoires menés au Temple à Paris, dans la foulée de l’arrestation du 13 octobre 1307.
Drames, mystères, tours de force et destinées inouïes : Franck Ferrand nous plonge au cœur de l’histoire, grande et petite.
Au cours de cette émission, il évoque la naissance du capitalisme dans les villes maritimes du XIIe siècle : Venise, Gênes, Bruges, Lubeck ainsi que les grandes voies commerciales de cette époque : route de la soie et route des épices au sud, ligue hanséatique au nord, foires de Champagne au milieu.
Ses invités : Jean-Marc Daniel, économiste français, professeur d'économie à l'ESCP et directeur de la revue Sociétal Patrice Piquard, responsable de la rédaction du magazine Capital
Auteur(s) : Claude Dubois Editeur : Librairie Académique Perrin (coll. Tempus) Parution : 7 avril 2011 Poche, 615 pages, 11E.
Résumé
Histoire du quartier de la Bastille, de ses bals, de ses mœurs, de ses tribus, de 1750 à 1940. Elle renseigne sur le type de sociabilité qui y régnait avant 1914 et durant l'entre-deux-guerres. L'auteur compose un tableau urbain original, une comédie humaine à la mesure de l'enfer parisien.
Présentation de l'éditeur : Qui ne sait qu’à la Bastille, autour de la colonne révolutionnaire, faubourg Saint-Antoine, on a dansé musette au son de l’accordéon ? En dénommant « Bastoche » la Bastille des rues borgnes et des bals, l’argot parisien a fait preuve d’un instinct très sûr. De fait, l’ouvrage de Claude Dubois est un livre d’histoire populaire, mâtinée voyou par nature, la marque de fabrique de Paname et de sa culture. En nous entraînant dans les recoins obscurs ou hauts en couleur du quartier de la mistoufle, des gros bras et des gueules d’amour, il rend vie à deux siècles (1750-1940) de comédie urbaine aujourd’hui séculaire, dont les échos de valses et de javas résonnent encore dans la mémoire de Paris et d’ailleurs.
Claude Dubois parle de son livre sur le plateau de Michel Field avec Jean-Yves Le Naour et Dominique Jamet (27:00)
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