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    Le dernier des Templiers de Dominic Sena

    Le dernier des templiers de Dominic SennaDominic Sena nous présente un film qui restera malheureusement comme l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. L’histoire se passe au moyen-âge. Il en profite pour faire un mélange de mythes, idées reçues et contre-vérités  qui font tout de même se demander si le réalisateur s’est penché , ne serait-ce que quelques heures sur le sujet qu’il était en train de tourner ou s’il n’a pas plutôt passé son temps avec les techniciens et les cascadeurs. On est donc pas très loin de Ridley Scott.

    l’histoire semble intéressante : Une jeune fille, accusée de sorcellerie pendant la grand peste noire doit être conduite sur le lieu de son procès : bonne idée ! A partir de là, on mélange tout : On invente des croisades au Quatorzième siècle, des batailles qui n’ont jamais eu lieu (ou avec un siècle d’écart avec les dates réelles !) , un livre magique pour exorciste, des templiers déserteurs, alors que l’ordre du Temple n’existait plus depuis le fameux procès de 1312. On se retrouve avec la peste noire (1348) pendant les Croisades alors que c’est l’époque de la guerre de Cent-Ans. C’est dire l’anachronisme. C’est tellement énorme, on peine à y croire.

    Les ordres religieux sont, bien-sûr, présentés comme des fanatiques, voire des criminels, qui pendent, torturent et rejettent la responsabilité de la mort noire sur une sorcière qu’il faut exorciser. C’est le règne de la superstition et du diable incarné à la fois dans l’Eglise et dans une femme. Vous avez compris, ce sont les templiers rebelles à leur ordre qui ont le beau rôle.

    Le scénario est assez enfantin,  la fin se perd dans l’absurde et le néant d’un combat entre moines diaboliques, templiers et monstres venus  d’ailleurs. Les effets spéciaux sont nombreux mais difficilement crédibles car ils ne sont pas dans le sujet. l’histoire est indigente et les personnages vides de sens, on n’y croit pas une minute. Il y a bien de l’action mais c’est du vu et revu, les trucages flirtent avec le grotesque, comme ces loups à la gueule extensible, façon loup-garou.

    La seule partie intéressante sont les décors et la reconstitution des ravages de la peste noire qui fut vraiment une épidémie redoutable (on lui doit le mot croque-mort par exemple). La représentation des “bubons” (qui deviendront “bobos”) est crédible à l’exception des médecins, qui portent le fameux nez en forme de bec de canard qui a été imaginé par Delorme, médecin de Louis XIII ; on y plaçait des plantes aromatiques aux propriétés désinfectantes, notamment de la girofle et du romarin. Un seul problème : c’était 3 siècles plus tard ! Encore une preuve que ce film n’a pas été revu par la moindre personne connaissant un tout petit peu le sujet dont il est question.

    Bref, passez votre chemin.


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