Le Paris des héros de roman par Didier Blonde

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Source : Jérôme Dupuis    http://www.lexpress.fr    05/11/2010

Sans le savoir, vous êtes peut-être déjà passé sous les fenêtres de Maigret (132, boulevard Richard-Lenoir, 3e étage), devant l'hôtel particulier de Charles Swann (quai d'Orléans) ou la loge de Renée, la concierge de L'Elégance du hérisson (7, rue de Grenelle, aujourd'hui un magasin Prada...).

Blonde - Répertoire Paris romanCar on a beau être un personnage de fiction, on n'en a pas moins une adresse à Paris, où dormir, rêver, aimer ou fomenter quelque complot. L'écrivain Didier Blonde a eu l'excellente idée de consacrer simultanément deux ouvrages à ce Monopoly littéraire, un Répertoire des domiciles parisiens de quelques personnages fictifs de la littérature et Carnet d'adresses, invitation buissonnière à de vertigineux allers-retours entre réalité et fiction.

Pour Didier Blonde, tout a commencé par un choc, dans l'enfance. Lisant Le Bouchon de cristal, il découvre, incrédule, qu'Arsène Lupin a habité au 95, rue Charles-Laffitte, à Neuilly, à quelques numéros de son propre domicile. "Cette rue tranquille, anodine, que je croyais si bien connaître sans même plus la regarder, était le théâtre d'aventures mystérieuses", en frissonne-t-il rétrospectivement. Dès lors, son imagination en éveil, il prend l'habitude de noter dans son répertoire les adresses des personnages de fiction. D'Artagnan ? Rue des Fossoyeurs, aujourd'hui rue Servandoni, entre Saint-Sulpice et le Luxembourg, où vit un autre aventurier, François-Marie Banier. Mme Verdurin et son célèbre salon ? Rue Montalivet, à deux pas du palais de l'Elysée. Léon Delmont, le héros de La Modification, de Butor ? On le trouvera au 15, place du Panthéon... D'autres adresses sont plus connues : comment oublier, après que Jean Gabin nous l'a hurlé jusqu'à plus soif, qu'un certain Jambier, épicier de La Traversée de Paris, de Marcel Aymé, habitait - trafiquait serait plus exact - au 45, rue de Poliveau ? Juste retour des choses, à cette adresse, on trouve aujourd'hui une brasserie appelée... la Traversée de Paris.

Blonde - Carnet d'adressesUn Paris de papier, où l'on erre comme dans une bibliothèque géante, se superpose donc à la capitale de pierre et de bitume. Les romanciers ajoutent parfois juste un "bis" ou un "ter" à un numéro existant, pour se glisser entre les interstices du réel... Le jeu de piste peut en effet se révéler ardu. Proust, par exemple, "loge" ses héros dans des rues bien existantes, mais les milliers de pages de La Recherche ne contiennent en tout et pour tout qu'un seul numéro dans une rue, le 43, rue du Bac, adresse du Dr Cottard, auteur de calembours ineptes et médecin hors pair... Cela n'empêchera pas Patrick Modiano, grand arpenteur de Paris, de glisser un clin d'oeil à l'auteur du Temps retrouvé, en faisant du 45, rue de Courcelles, domicile de la famille Proust, l'une des adresses d'Ambrose Guise, personnage de Quartier perdu.  

Nombre d'auteurs vont même jusqu'à "héberger" leurs héros : Benjamin Malaussène habite non loin du Père-Lachaise, au rez-de-chaussée du 78, rue de la Folie-Regnault, où Daniel Pennac vécut, étudiant, au quatrième étage ; Jérôme et Sylvie, le couple des Choses, entrepose toutes les merveilles de la société de consommation au 7, rue de Quatrefages, près des arènes de Lutèce, à deux pas de chez Georges Perec ; et Simenon invite son commissaire Maigret à passer quelque temps chez lui, au 21, place des Vosges, pour lui permettre d'éviter les nuisances du ravalement de son appartement du boulevard Richard-Lenoir... "Les façades des immeubles se couvrent des échafaudages de la fiction", écrit joliment Didier Blonde.  

Bien sûr, tous ces Parisiens déménagent souvent. On change de lieu pour signifier son ascension sociale dans Balzac ou Maupassant - Georges Duroy, alias Bel-Ami, après avoir surplombé les déprimantes voies de chemin de fer menant à la gare Saint-Lazare, depuis sa soupente de la rue Boursault, emménage chez femme et maîtresse dans les beaux quartiers. On déménage aussi pour échapper à la police : Jean Valjean passera du boulevard de l'Hôpital à la rue Plumet (XVe) ou à la rue de l'Ouest (actuelle rue d'Assas, face au Luxembourg), sans même parler du couvent, au 62, Petite rue Picpus, tout près de la Nation.  

Mais les grands maîtres de la bougeotte, on s'en doute, restent Fantômas et Arsène Lupin. Ces hommes aux cent visages possèdent mille adresses - ils en auront même une commune, le 42, rue de la Santé, siège d'un célèbre établissement pénitentiaire... Ces deux génies du crime n'aiment rien tant que ces immeubles communiquant d'une rue à l'autre, cauchemars des chauffeurs de taxi, permettant de semer les policiers. D'ailleurs, le jardin du 95, rue Charles-Laffitte, où le gentleman-cambrioleur entrepose tableaux et bibelots volés, donne dans celui du 96, boulevard Maillot, où habitait, dans la réalité... Jehanne Leblanc, soeur aînée de Maurice Leblanc, le père d'Arsène Lupin !  

Etrangement, dans ce troublant jeu entre l'imaginaire et le réel, c'est parfois la fiction qui finit par l'emporter. Il suffit pour s'en convaincre de quitter un instant Paris par l'autoroute de Chartres, direction Illiers. Là, à l'entrée du village, le panneau indique "Illiers-Combray". Combray ? Le nom fictif du hameau où Proust a situé Du côté de chez Swann, transposition transparente du Illiers où, enfant, il passait ses vacances. Pour le centenaire de la naissance de l'écrivain, en 1971, un très officiel arrêté municipal a décrété que la commune s'appellerait désormais "Illiers-Combray". Il arrive ainsi que les façades de la réalité ne résistent pas à la puissance du roman.  


Afficher La carte "Google Maps" des héros de roman .

 

                  

Exposition Monuments, stars du 7ième Art, A la Conciergerie

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Exposition à la Conciergerie La Conciergerie nous propose une exposition originale et  bien menée dans la salle des Gens d’armes sur la présence du monument historique dans les films. Elle présente aussi  les astuces nécessaires pour placer les acteurs dans un décor de circonstance.

Elle situe l’importance et la place que tient  le cinéma historique dans le paysage cinématographique et dans le cœur des visiteurs. Il est vrai qu’un très grand nombre de succès populaires sont des œuvres de cette catégorie. Vous pouvez y voir quelques décors (Notre-Dame, Trône de Dagobert, mobilier de Champ sur Marne..), des tenues (Reine margot, Talleyrand), des affiches d’époque, de nombreuses images de films (ex: Marie-Antoinette de Sofia Coppola) mais surtout des extraits très intéressants de films plus ou moins récents qui constituent maintenant l’histoire du Cinéma . On y retrouve en abondance des passages des différentes versions de jeanne d’Arc, de Napoléon, de Notre Dame de Paris, sujets abondamment repris, mais aussi de films “culte” comme le Miracle des loups, Les visiteurs du soir, La belle et la bête, Si Versailles.. , Si Paris.… Les Monuments “stars” étant sans contexte Le château de Pierrefonds et la cité de Carcassonne , maintes  fois utilisés. Non sans pédagogie, on a aussi droit à quelques effets spéciaux sur fond vert et explications techniques qui rendent cette visite plus ludique pour le jeune public. En la quittant, pour tout dire, j’étais un peu déçu que ce soit déjà terminé, j’ai d’ailleurs fait une deuxième prise. Outre l’envie de revoir certains films anciens (Dreyer, Bernard, Guitry..), celle de voir les nouveautés du musée de la cinémathèque française (Bercy) auquel donne droit le billet d’entrée.

L’exposition est organisée en cinq parties :

  1. Le monument en personnage historique (Jeanne d’Arc à Orléans, Jeanne Hachette à Beauvais,…)
  2. Le monument en personnage de fiction (Notre-Dame au moyen âge, les fossés de Caylus,…)
  3. Le monument acteur de composition (Anet, Chambord,… )
  4. Le monument rêvé (Belle au bois dormant, Narnia,…)
  5. Le monument en vedette  (Louvre,…)

Du 29 Octobre 2010 au 13 Février 2011.

                                                              Le site de l'exposition

Lorànt Deutsch ONPC 27/11/10

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Emission “On n’est pas couché” de Laurent Ruquier hier soir (France 2) avec Eric Zemmour et Eric Naulleau.



Lorant Deutsch Vs Zemmour & Naulleau [ITW] Onpc 271110
envoyé par peanutsie

Historiquement Show : Nostalgies du Paris disparu

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M.Field consacre son émission à de nouveaux livres qui viennent de paraitre concernant le Paris disparu :

  • Philippe Mellot « La vie secrète des Halles de Paris» (Omnibus)
  • Paul Teyssier « Maisons closes parisiennes -  Architectures immorales  1930 » (Parigramme) 
  • Sylvain Boulouque, historien, chronique « La Commune de Paris par ceux qui l'ont vécue » de Laure Godineau (Parigramme)

 

Archives des journaux TV et Pierre Bourdieu

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l’INA propose sur son site de visualiser le journal TV du jour de votre choix, par exemple celui de votre naissance, mais de nombreuses autres dates sont aussi, bien sûr, intéressantes. Remercions cette initiative précieuse, ceci d’autant  que les diffusions sont gratuites.

journal TV

Source : http://www.ina.fr/communaute/journal

Vous pouvez accéder actuellement aux :
- journaux radio de 1961 à 1974 (1972 : année incomplète),
- journaux télévisés de 1971, 1973 et 1974 (années incomplètes), puis du 13 février 1976 au 31 décembre 2008.
Cependant, dans ces périodes, certains journaux peuvent manquer, en raison de problèmes techniques au moment de leur enregistrement, ou pour cause de grève. En raison d’éventuels problèmes d’enregistrement du journal télévisé à l’époque, il est possible qu’il manque 30 secondes au début de la vidéo. Si vous cherchez un journal en dehors de ces périodes, patience... L’offre disponible en ligne s’enrichit au fur et à mesure de la numérisation.

En regardant de près, je ne put m’empêcher de penser à ce que disais Pierre Bourdieu (1930-2002) en son temps. Il n’était jamais sur les plateaux tv et explique pourquoi.
Cela n’enlève rien de l’intérêt de ces archives historiques mais apporte une analyse sociologique particulièrement brillante, et qui reste pertinente à l’époque où nous disposons de plusieurs centaines de chaines et de l’Internet. On ne saura jamais, hélas, s’il aurait apporté des ratures à son constat.

Constantin et Clovis, Comparaison de deux conversions au christianisme

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le songe de Constantin Peut-on comparer la conversion de Constantin à la veille de la bataille du Pont Milvius en 312 et celle de Clovis un peu moins de deux siècles plus tard (507 ?) L’historien Michel Rouche, auteur d’une biographie du roi des Francs et d’un livre sur les origines du christianisme, nous apporte des éléments de réponses dans une émission passionnante d’histoire comparative.

 

"Face à l’affirmation d’un Dieu fait homme, les Romains imposaient le culte impérial d’un homme devenu Dieu”

Source : Christophe Dickès et Canal Académie

Comment se voyaient ils ? Autoportraits + Morphing

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Autoportraits de grands peintres

0:08 - Leonardo da Vinci 1452-1519
0:15 - Francisco Goya 1746-1828
0:22 - Albrecht Dürer 1471-1528
0:29 - Sir Joshua Reynolds 1723-1792
0:35 - Rembrandt 1606-1669
0:42 - Andy Warhol 1928-1987
0:48 - William-Adolphe Bouguereau 1825-1905
0:55 - Henri Matisse 1869-1954
1:02 - Eugène Delacroix 1798-1863
1:09 - Jean-François Millet 1814-1875
1:15 - Jan van Eyck 1395-1441
1:22 - Peter Paul Rubens 1577-1640
1:28 - James McNeil Whistler 1834-1903
1:35 - John Singer Sargent 1856-1925
1:42 - Kazimir Malevitch 1878-1935
1:49 - Nicolas Poussin 1594-1665
1:55 - Paul Cézanne 1839-1906
2:02 - Paul Gauguin 1848-1903
2:08 - Vincent Van Gogh 1853-1890
2:15 - Dante Gabriel Rossetti 1828-1882
2:22 - Diego Velázquez 1599-1660
2:28 - Nicholas Hilliard 1547-1619
2:35 - Anthony van Dyck 1599-1641
2:41 - Titien 1485-1576
2:48 - Paolo Véronèse 1528-1588
2:55 - Lucas Cranach  1472-1553
3:01 - Édouard Manet 1832-1883
3:08 - Pablo Picasso 1881-1973

 
Musique : Bach's Bouree 1 and 2 from Suite for Solo Cello No. 3, BWV 1009

source : http://www.youtube.com/watch?v=Y8U6jD6lKRs

Lorànt Deutsch à Monaco (Interview Audio)

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Lorant Deutsch à MonacoLorànt Deutsch était de passage en Principauté de Monaco, vendredi 12 novembre, à l'occasion des représentations au Théâtre Princesse Grace de la pièce "Boubouroche" de Courteline et d'une séance de dédicaces à la Fnac Monaco pour la parution de son ouvrage "Métronome illustré" (Ed Michel Lafon).

source : http://bit.ly/dsGiKu

Jean-Léon Gérôme et l’instant d’après au Musée d’Orsay

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Fin de séance Gérôme  (1824-1904) fut longtemps stigmatisé comme l'emblème d'un académisme stérile, C’est un des plus grands créateurs d’images qui soit.
Sa conception théâtralisée de la peinture d'histoire est contenue dans la chute, dans l’achèvement, dans l’instant d’après.
Il ne peint pas l’évènement et ses finesses ; réaliste, il le conclut. On ne voit pas l’action, on l’imagine, on la devine hors cadre.
Sortie du mal masqué Il ne peint pas la séance mais la fin de séance.



Au delà de la lutte , c’est la mort du pierrot qui éclate dans la nuit blanche (Sortie du bal masqué). Pour Chantilly, Il choisit d’illustrer la réception de Condé dans le grand escalier  Versailles après Seneffe (1674). Il ne choisit pas le massacre des chrétiens mais le départs des fauves, sanglants, de l’arène.
Pour qui sait ce qu’il regarde, la séduction est immédiate, on connaît le drame, cinématographique. Pour les autres, on ne sait pas ce qui s’est passé mais on devine le scénario. Il dépasse la photo car il  peint la conclusion, insaisissable photo. L’instant peut précéder immédiatement l’action (Pollice Verso) mais le plus souvent , plus efficacement, lui succède. L’attention méticuleuse et le détail de l’accessoire, la pureté du dessin, c’est l’histoire mise en spectacle en un seul plan. Les soldats quittent le Golgotha,  seules restent les ombres des trois croix.


Réception du Grand Condé par Louis XIV

 Les thèmes sont à la mode du temps et souvent politiques. Il  ne faut pas y chercher de savantes allusions ou d’explications. C’est l’acte final qui l’intéresse, celui dont on se souvient. Sous l’Empire c’est la légende napoléonienne, Michel Ney git sur le sol, après l’outrage ; sous la République, c’est Rome avant l’empire, on devine les 23 coups de dagues sur César en voyant son corps gisant et le triomphe des conjurés. Il peint dans le sens du vent et sait y faire. De là, naîtra la controverse.


La mort de César

L’exposition est parfaitement scénarisée.  Evolution de la froideur des premières salles vers l’éloquence et la maitrise des compositions grandioses de la fin, en passant par l’orientalisme et l’Egypte, autre thème à la mode de cette époque, suite à son voyage. Un regret ? dans les vieux livres d’histoire on se souvient de Louis XI et de ses “fillettes” , la représentation est célèbre et se trouve à Vesoul, sa ville. Ici, vous ne la verrez pas, mais c’est peu de choses à coté du reste. Bref: Académique ? pompier ? Gérôme est un peintre de son siècle : Le siècle de l’histoire, loin, très loin de la révolution industrielle d’alors….


Peintre d'histoires - par Laurence des Cars
envoyé par musee-orsay. - Films courts et animations.

Vers la présentation détaillée par le musée d’Orsay
Vers la présentation vidéo par le musée d’Orsay

Canal académie (Edouard Papet)

Lorant Deutsch sera présent sur plateau d' ”On n'est pas couché” le Jeudi 25 Novembre

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Venez à votre tour retrouver Laurent Ruquier dans le désormais incontournable grand talk show du samedi soir sur France 2 accompagné des 2 célèbres chroniqueurs Eric Zemmour, Eric Naulleau et de l'humoriste Jonathan Lambert !

le Jeudi 25 Novembre de 18h30 à 23h30 au studio du Moulin Rouge. Inscriptions gratuites mais limitées sur claponline ou au 06 66 32 83 13 . Emission diffusée le Samedi 27.Nov

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Bonaparte au Pont d’Arcole (15 Nov. 1796)

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Extrait du film « Napoléon », l’empereur est interprété par C. Clavier. Accompagnement musical : La marseillaise en version intégrale, composée en 1792 par Rouget de Lisle pour l’Armée révolutionnaire du Rhin. Le film montre une reconstitution de l’instant ou le colonel Muiron (interprété par Guil.Depardieu) reçoit la balle mortelle à la place de Bonaparte.
La bataille du pont d'Arcole s'est déroulée du 15 au 17 novembre 1796. Elle opposa les 19 000 hommes de l’armée Française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, aux 24 000 hommes de l'armée Autrichienne, commandée par le général Josef Alvinczy.  Elle sera suivie de la bataille de Rivoli  les 14 et 15 janvier 1797 qui permettra de renvoyer les Allemands en dehors de la peninsule italienne. Le traité de paix qui suivit (Campo-Formio) sera en quelque sorte la revanche de la catastrophe de Pavie (1525) où François Ier échoua dans cette entreprise, mais dans un contexte radicalement différent. Au prix de lourdes pertes en vies humaines, la révolution avait triomphé des puissances européennes coalisées, seule l’Angleterre restait en lice.
Dans Le Médecin de campagne, d'Honoré de Balzac l'ex- fantassin Goguelat fait le récit de la Campagne d'Italie et cite toutes les batailles :
« Nous étions trente mille va-nu-pieds contre quatre-vingt mille fendants d'Allemands, tous beaux hommes, bien garnis, que je vois encore. Alors Napoléon, qui n'était encore que Bonaparte, nous souffle je ne sais quoi dans le ventre. Et l'on marche la nuit, et l'on marche le jour, l'on te les tape à Montenotte, on court les rosser à Rivoli, Lodi, Arcole, Millesimo, et on ne te les lâche pas. Le soldat prend goût à être vainqueur. »
“Il y eut un moment, aux champs d’Arcole, où la bataille incertaine eut besoin de l’audace des chefs “ Napoléon Bonaparte
sources : diverses dont wikipedia

Petite histoire du ticket de métro parisien : Le livre et dédicaces

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Petite histoire du ticket de métro parisien Après le blog, c’est maintenant le livre au sujet de l’histoire du ticket qui est disponible en librairie.

“Cet ouvrage retrace sur 176 pages l’évolution de cet objet du quotidien devenu pour beaucoup une “madeleine de Proust”.  Plus de 200 illustrations ainsi que les témoignages et anecdotes de nombreuses personnalités connues (Juliette Gréco, Jane Birkin, Michèle Morgan, Kézia Jones, etc ) viennent agrémenter ce voyage dans le temps et nous fait découvrir qu’il est aussi le reflet de 110 ans d’évolution des modes de vie des parisiens et qui nous fait comprendre que c’est un véritable objet culte”

Dédicaces :

Samedi 20 novembre : Librairie l'Amandier  de 10 h 30 à  13 H 30 - 9 Bd Richard Wallace 92800 Puteaux - tél : 01 47 72 62 25 - Gare de Puteaux Transilien et T2
Samedi 27 novembre 2010 : Librairie Mots en marge de 17 à 19 h - 11, Place de la liberté  92250 La Garenne Colombes - tél. 01 42 42 85 56 - Gare de La Garenne-Colombes
Samedi 11 décembre 2010 : Librairie Dom Tom  de 16 à 19 h - 81 rue Saint Dominique 75007 Paris -  tél 01 45 51 83 98 - Métro : Ecole Militaire ou Invalides

Fiche technique :
Format : 21x14 (à l'italienne) 176 pages couleurs
Plus de 200 illustrations, photos et plans,
code ISBN
: 978-2-7533-0114-6
Prix : 19,90 euros

                               

Trésor des Médicis au musée Maillol

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A l’exposition Médicis, actuellement à Maillol, vous retrouverez dans une salle, côte à côte,  les 2 anciennes reines de France, c’est saisissant. En épousant successivement Henri II puis Henri IV, Catherine et Marie de Médicis ont rendu «la France italienne». Elles ont aussi accompagné la France dans le douloureux passage de la réforme et la transition des Valois aux Bourbons.

Catherine de Medicis Faisant construire les Tuileries, correspondant avec Michel-Ange, rassemblant plus de 700 portraits dans son hôtel particulier (qui serait aujourd'hui limité par les rues Berger, Vauvilliers, Coquillère et Sauval), Catherine et sa politique d’éblouissement ne peuvent être identifiées aux seules guerres de religion. La reine, toujours habillée en noir, suite à la mort tragique d’Henri II lors d’un tournoi, se livre à l’astrologie et construit à Paris un observatoire qui subsiste aujourd’hui à coté de la bourse de commerce. Elle est aussi à l’origine du château de Chenonceau, où l’on peut voir son cabinet de travail. La personnalité de Catherine de Médicis est difficile à saisir parce qu'une légende noire est depuis toujours associée à son image (forgée au XIXe).

 

Marie de MedicisMarie de Médicis, fille du grand-duc François, importe de Florence à Paris l’art des fontaines monumentales, des statues équestres, des cycles de peinture à sa gloire et des spectacles grandioses. Elle construit le Palais du Luxembourg , sur le modèle du palazzio Pitti de Florence. Elle sera définitivement écartée par Richelieu et son fils Louis XIII lors de la journée des dupes, dans ce même château. On peut y voir la pièce où s’est déroulée  la rencontre. Sa postérité sera aussi altérée par les épisodes tragiques de la période Concini-Galigaï et par certains auteurs du XIXe siècle. Il existe au Louvre une série de 24 Rubens admirables au sujet de sa vie.

Entre autres merveilles de la collection léguée par la dernière descendante Médicis (160 pièces) , vous pourrez voir une lunette de Galilée, l’adoration des mages où figure Botticelli, le portrait d’Inghirami de Raphael, les portraits des célèbres papes Médicis Léon X et Clément VII.

Beaucoup plus qu’une simple exposition, c’est une véritable histoire de la famille par l’art qu’on nous propose, pour peu que l’on ait une certaine connaissance de l’Histoire de ce temps, car sinon , les explications sur les pièces sont très modestes, voire inexistantes. Il est donc bienvenu d’avoir lu le “connaissance des arts” consacré à l’exposition, auparavant, ou creusé un peu le sujet.

vous trouverez ici, le site du musée.

vous pouvez écouter ici, la chronique France Info

Alexandre Dumas

Lorànt Deutsch dédicace à La Tour Jean Sans Peur

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La tour jean-Sans-Peur (Ancien Hotel de Bourgogne) Lorànt Deutsch sera à la tour Jean sans Peur (Paris 2e) le mardi 30 novembre 2010 de 17h à 18h. L'auteur se trouvera alors dans un lieu, la tour Jean sans Peur, qu'il plébiscite dans ses deux Métronome (Métronome et Métronome illustré, sorti le 14 octobre 2010).

La dédicace est limitée à une heure : il n'y en aura pas pour tout le monde !

En attendant votre tour, vous pourrez toujours revenir sur quelques dates de l’histoire de la Tour ou son histoire.

Tour Jean sans peur - 20, Rue Etienne Marcel - 75002 PARIS
tel : 01 40 26 20 28 - site : www.tourjeansanspeur.com  tjsp@wanadoo.fr

Le 11 Novembre 1918 : Les Illusions d’une Victoire

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Le bilan de la guerre surnommée "la der des der" est lourd sur le plan humain (8 millions de morts). 1 Million 400.000 français sont mort. Le nord et L’est sont gravement détruits. 2 Millions 500.000 blessés et aussi un déficit de 3 Millions de naissance qui ne sera comblé pour la reconstruction que grâce à l’immigration.  l’Allemagne se considère injustement vaincue, car non par les armes, mais par le déséquilibre provoqué par l’intervention américaine. De fait, en Allemagne, l’armée reste très puissante et vaincra les soulèvements communistes. Elle conservera son rôle influent via Hindenburg et en de nombreuses organisations parallèles para-militaires d’où sortiront les Ludendorff, Röhm, Goering et Hitler. A l’inverse, la France et l’Angleterre retrouvent par endroit le plaisir de vivre des années “folles” en suivant la mode américaine.

Le traité de Versailles va jeter définitivement  l’Europe dans l’abîme. Wilson veut créer l’Europe de ses rêves en une mosaïque de nations et un découpage insensé de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Turquie. Clémenceau signe car la France obtient le retour de l’Alsace-Lorraine, mais nombreux sont ceux qui alertent sur une situation périlleuse pour l’avenir. Le 14 Juillet 1919, le défilé est grandiose : Foch, Joffre, Pétain, Mangin, Gouraud paradent avec les Anglais et les Américains sur les Champs-Elysées, noirs de monde. Clémenceau s’en va et la Troisième République revient avec, en décor, le culte du “poilu” mort pour la France. . Les grandes difficultés économiques de l’après-guerre donnent naissance à un champ de protestation nouveau, grand-public et crédible ; elle doit faire face à la menace de la rue et à la propagande révolutionnaire communiste au pouvoir en Russie depuis 1917. Les Etats-Unis sont devenus les créanciers de la planète, et se désintéressent largement de ce qui s’y passe. Ainsi le mécontentement général en de nombreux pays ouvre la voie aux dictatures et aux  fascismes sous différentes formes, généralement nationales et sociales, considérées comme la troisième voie avec le capitalisme traditionnel et la révolution communiste. Un nouvel affrontement sera inévitable.

La guerre déclenchée par le coup de feu de Sarajevo ne se terminera vraiment que par un autre coup de feu, à la chancellerie de Berlin , 31 ans plus tard. Il est intéressant de comparer deux visions de cet “après-guerre” qui n’en est pas vraiment une.

version années 50

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

Autre version cinquante ans plus tard

 

Paris , le nez en l’air

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Images, comments and stories on the 1001 wonders that appears to those wandering around in Paris

Si vous aimez flâner dans Paris à la recherche de curiosités et d’art-chitectures originales qui virent le jour au début du siècle dernier, vous aurez le plaisir de rencontrer ce Blog. Vous y trouverez un nombre important de photos et de commentaires très intéressants sur certaines merveilles Art Nouveau qui font l’originalité des quartiers. Il n’y a pas que le Paris d’Haussmann ! Pratique aussi : Les photos sont classées par arrondissement.

Art Nouveau à ParisToutes les photos et tous les textes sont libres de tout. Servez-vous sans vergogne et si vous voulez quelques images dans une meilleurs résolution écrivez-moi !” Alexandre

Généreux, mais aussi érudit, l’auteur aime reconstituer l’historique du lieu avec de nombreux détails sur leur vie passée et leurs occupants.  Erudition, Histoire, Photos. Un passage obligé sur le sujet.

Architecture, certes, mais aussi petit coup de cœur au 2 rue Fortuny : c’est la maison où vivait Edmond Rostand, c’est ici qu’est né  Cyrano de Bergerac !

Lorant Deutsch dédicace à Châteaudun

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Lorant Deutsch dédicaceDe 18h à 19h Le 19 Nov. 2010 18:00  - Librairie du Coin, 10 rue de Jallans , Lorant Deutsch dédicacera son dernier livre "Métronome".

Châteaudun est une ville très ancienne et qui a un grand passé historique. C’est, entre autres choses, la ville de Dunois, le “Batard d’Orléans”, compagnon de Jeanne d’Arc dans la guerre de Cent ans (1402-1468) dont le Château remarquable  reste l’attraction principale de la ville. (Tchéky Karyo est Dunois dans le film de L.Besson)

Si vous êtes dans le coin…

Lorant Deutsch dédicace

Lorànt Deutsch sera aussi à Mouffetard, le jeudi 25 Nov.. à 17 h.

là , c’est Paris…

La princesse de Montpensier (par B.Tavernier)

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La princesse de MontpensierL’histoire est celle de Marie de Mézières, épouse Montpensier, qui est aimée par 5 hommes et aime Henri de Guise, le balafré, fils de François, le héros de Calais. L’action se passe au cours des guerres de religions entre Catholiques et Protestants (Huguenots) en France en 1567.

C’est excellent.

Le première qualité du film de Bertrand Tavernier est son souci permanent de crédibilité et de ne pas tomber dans la trivialité. Les personnages sont directement reconnaissables : Henri III, qui n’était encore que duc d’Anjou avec ses “mignons” Caylus et Joyeuse ne sont pas représentés dans la caricature qu’on a l’habitude d’en faire. Catherine de Médicis porte son costume de deuil permanent et livre ses calculs astrologiques au sujet de Marie et Guise. La guerre est représentée telle qu’elle fut probablement : sordide, complexe. Histoire d’amour et de guerre, certes, mais on ne sombre pas dans le voyeurisme ou le sanguinaire.

Les costumes et décors sont beaux, simplement, et certains exceptionnels de vérité (Chabannes,Guise,Anjou..). On est encore à la  Renaissance. Cet effet est encore renforcé par les acteurs, peu connus (pour moi, en tout cas), qui sont remarquables, tous : Une belle équipe.

En allant plus loin, on découvrira un ordre social figé avec pour toute ambition l’héritage et la vanité de la noblesse : c’est une époque où  la fortune va devenir le seul moyen de conserver son rang. Le film est tiré du livre de Mme de La Fayette (1634-1693) , Marie et ses prétendants ont des sentiments, mais ne sont pas romantiques. C’est une version respectueuse de l’auteur et du XVIIe siècle qui est présentée : Chacun doit rester à sa place, aimer est un péril. Il y aura surement des larmes, mais pas d’excès.

On restera donc toujours avec les questions : Que veut dire aimer au XVIe siècle  ? et qu’est-ce qu’être Huguenot ? Il ne nous donne pas son avis, il aurait fallu fissurer le livre, mais bravo et merci, Mr Tavernier de nous offrir ce genre de spectacle.

Promenade Paris 1400

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Pour ceux qui ont aimé l’exposition Paris 1500 au Grand Palais, ils peuvent en prime se  reconstituer “mentalement” le Paris 1400 à partir d’un itinéraire-balade qui avait été proposé lors de l’expo Paris 1400 de 2004 (Au Louvre cette fois) . Depuis , rien n’a vraiment changé ;-)

Itinéraire Paris 1400

http://mini-site.louvre.fr/paris1400/paris1400/03promenade-paris/index.html

Bibliothèque Médicis au sujet l’actualité artistique (2010)

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La France a des atouts dans les domaines des sciences et de l'industrie. De la culture aussi.... Elle attire, elle rayonne, elle inspire, elle séduit, elle provoque...et chaque polémique prend un tour passionné et véhément...
- Jean-Jacques Aillagon, avec son exposition du sculpteur japonais, Murakami, au Château de Versailles... ( Murakami est inspiré par les mangas)... Jean-Philippe Lefevre dans « Un monde de bulles » raconte tous les secrets des mangas...et leur correspondance avec l'œuvre de Murakami : est-ce de l'art ?...
- Guy Cogeval : Une exposition qui, au rythme actuel, va, peut être, dépasser « Picasso et ses maîtres » qui avait attiré, il y a 2 ans, plus de 800.000 spectateurs : Claude Monet au Grand Palais... : qu'est-ce qu'on vient chercher auprès de Claude Monet ?...
- le musée d'Orsay a prêté certaines toiles de Monet sur les 200 exposées, elles viennent de partout dans le monde. Que représentent les 200 dans l'œuvre générale de Claude Monet ?....
- Les amateurs d'art construisent leur exposition personnelle, leurs songes les y aident, leur passion aussi... Même quand il s'agit de passion tardive !...
- Laurent Fabius, chez Gallimard, « Le cabinet des douze ». L'esprit d'un pays s'exprime par sa littérature, ses territoires, ses grands Hommes et par ses tableaux. Il a demandé à ses tableaux préférés de nous confier ce qu'est la société française depuis la Révolution.....
- Et Paul Veyne, «Mon musée imaginaire » chez Albin Michel : un voyage au cœur de la peinture italienne en 280 œuvres et 33 salles. Des plus grands aux moins connus...

Avec :

Jean Jacques Aillagon, Président du musée et du Domaine national de Versailles , Jean-Philippe Lefevre, Présentateur à Public Sénat Guy Cogeval, Laurent Fabius, Député PS de la Seine-Maritime , Paul Veyne, professeur honoraire au Collège de France

Source : Bibliothèque Médicis : http://www.publicsenat.fr/emissions/bibliotheque-medicis/aux-arts,-citoyens-/jean-jacques-aillagon,jean-philippe-lefevre,guy-cogeval,laurent-fabius,paul-vey/66540

Un bûcher funéraire gallo-romain aux Martres-d'Artière

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Visite du site des Martres-d'Artière  

Visite du site des Martres-d'Artière avec Frédérique Blaizot, archéo-anthropologue, Inrap, et Jacques Lasfargues, Directeur des Musées d'archéologie du département du Rhône.

“Ce que l’on constate, c’est que dans la période gallo-romaine, pendant et après la conquête de la Gaule, elle est de manière dominante incinérante. Elle va le rester jusqu’au milieu du second siècle ou l’on voit progressivement apparaître et se développer les habitudes de l’inhumation” J.Lasfargues

martres d'artiere - Google Maps_1288739104127

Historiquement Show : Louis-Philippe Ier

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Par souci d’objectivité relative au post précédent (http://bit.ly/aYKkSc) , il n’est pas inutile de proposer une modeste “réhabilitation” du roi des français : merci donc à M.Field qui en donne l’occasion. Il reçoit Arnaud Teyssier, Emmanuel Fureix et Thierry Lentz.

A écouter aussi , sur Canal-Académie :

Louis-Philippe : l’autre roi maudit

Restauration ou réparation ? Arnaud Teyssier est l’invité de Christophe Dickès

 

                   

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