La Liberté guidant le Peuple de Delacroix

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“Le plus excellent symbole du peuple, c'est le pavé. On marche dessus jusqu'à ce qu'il vous tombe sur la tête.” V.Hugo - Choses Vues

Contrairement à une idée répandue, le dernier roi de France ne fut pas Louis XVI mais Charles X. Il n’est pas mort guillotiné mais renversé par son propre cousin, vivant près des Tuileries, au Palais-Royal, fils du régicide Philippe-égalité et combattant de Jemmapes et de Valmy : Louis-Philippe d’Orléans et ses amis. Cela au cours de trois journées parisiennes fameuses qui resteront “Les Trois Glorieuses” 27,28 et 29 Juillet 1830.

Charles X rêve d’un retour à l’ordre ancien , donne le “milliard” aux émigrés , apparait dévot jusqu’à l’extase et maudit la révolution ; alors que la révolution est partout : Dans les arts avec les romantiques (Vigny, Berlioz, Stendhal,Hugo...), dans les affaires avec le développement de la haute finance, dans les sociétés secrètes de jeunes républicains ou de vieux Bonapartistes, dans la presse enragée du “National” de Thiers qui ne parle que d’humiliations, de malheurs, de chagrins : Elle devait finir dans la rue. C’est dans la presse justement qu’elle prendra forme , suite aux ordonnances de contrôle sur le contenu des journaux. Les banquiers J.Laffitte , G.Delessert, C.Perier  ou J.Hottinguer  financent le monopole des  journaux d’opposition et Balzac en fait une bonne description dans “Monographie de la presse” ou “Les illusions perdues”. La nomination de Marmont, le “traitre” de 1814, pour l’Armée de Paris jettera encore de l’huile sur le feu. Les ouvriers typographes s’allient aux étudiants et aux ouvriers lors de ces journées où le sort basculera en faveur d’une alliance de circonstance entre La Fayette, Talleyrand , le parti d’Orléans (Guizot, Thiers, Michelet) et les financiers. La République, Garnier-Pagès et ses amis (Blanqui, Raspail, Rothschild...) resteront floués. Ils devront patienter.

“Enfin le règne des banquiers commence !” dira Jacques Laffitte, premier président du conseil, et qui a la charge, accessoirement, de la fortune de Napoléon.

Les Trois Glorieuses sont commémorées par la Colonne de Juillet qui s’élève place de la Bastille, à Paris. Le fût de la colonne porte le nom des victimes (504) de juillet 1830.

Génie isolé et critiqué, Eugène Delacroix  suivait son étoile sans compromission.

Remerciements : Vidéo produite  par www.canal-educatif.fr (3 parties)

L’Eau et les fontaines de Paris, hier et aujourd’hui

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L’eau à Paris a toujours été un problème, problème auquel les Romains, Canalisation romaine de Paris (Montsouris)gros consommateurs pour les bains, thermes  et experts en travaux hydrauliques avaient déjà essayé d’apporter une solution en faisant venir  l’eau de Cachan et Rungis par une canalisation encore visible.  La Seine ne suffisait pas car souvent polluée par la concentration humaine, pas plus que la Bièvre. Les marchands d’eau firent fortune au point de donner  son blason à la ville et souvent son maire : le prévôt. En effet, la nappe phréatique de Paris n’est pas à la même profondeur sur les deux rives, ce qui produit une eau de mauvaise qualité d’où le besoin d’aller la chercher ailleurs. Le Paris du Moyen-Age est d’une saleté repoussante, ce dont témoigne le nom des rues : rue Foireuse, rue du Bourbier, rue de Basse-Fesse, Bouge-rue, rue du Pipi, rue des Aisances, impasse du Cloaque. Ce n’est peut être pas sans raison que les rois partirent s’installer sur la Loire ou à Versailles. Louis XIV disposait pour Versailles , grâce à la machine de Marly, du double de ce dont disposait l’ensemble de la population parisienne. On doit à Napoléon Ier  la construction du bassin de l’Ourcq, élément essentiel au XIXe siècle.

Mais c’est à la suite de l’épidémie de Choléra de 1832 Exposition de l'eau pour Paris !que les choses changèrent. Et cela grâce à la volonté de Napoléon III et d’Haussmann et surtout au travail d’Eugène Belgrand (1810-1878), dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance (Exposition gratuite à voir). Il fit l’essentiel pour la création d'un vrai réseau d'égouts à Paris ainsi que d'un réseau de canalisations et d'approvisionnement. Le réseau d'égouts mesure 1214 km en 1911, alors qu'il n'était que de 14 km en 1833.

Une fontaine WallaceEnfin une mention spéciale doit être accordée à  Richard Wallace, qui  participa à la reconstruction de Paris d’après 1871, où beaucoup de canalisations avaient été détruites, en faisant don des fameuses fontaines aux cariatides représentant la bonté, la simplicité, la charité et la sobriété. Le choix de l'emplacement des fontaines fut laissé à la ville de Paris, C'est Eugène Belgrand qui fut chargé de choisir leur emplacement. La première fontaine Wallace est installée et mise en eau en août 1872 boulevard de la Villette, les chroniqueurs de l'époque rapportent qu'un nombre considérable de Parisiens sont présents et tentent de s'en approcher dans une bousculade effrénée. Aucun personnage officiel n'était présent à cette inauguration.

 


Les fontaines de Paris d'hier et d'aujourd'hui
envoyé par mairiedeparis. - L'info internationale vidéo.

Saint-Germain-en-Laye : Lorànt Deutsch a rendu visite à ses lecteurs

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Sorti en 2009, « Métronome : l’histoire de France au rythme du métro parisien », écrit par le comédien, est devenu en un véritable phénomène de société avec plus de 500.000 exemplaires écoulés dans toute la France.

Lorant Deutsch dédicace son nouveau livre

Un succès inattendu pour un livre hybride entre le manuel d’histoire, le guide touristique et le recueil d’anecdotes dont une version illustrée, avec des photos prises par l’auteur, est sortie le 14 octobre dernier. L’occasion pour Lorànt Deutsch de rencontrer son public lors d’une séance de dédicace le 16 Octobre à Saint-Germain-en-Laye.

Suite du reportage par Lotfi Hammoumraoui

Destinées : Jules-Sébastien Dumont d’Urville

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C’est un futur très grand marin français qui nait à Condé sur Noireau (Calvados) en 1790. Orphelin jeune élevé par son oncle,  Il entre dans la Marine en 1807 après des examens particulièrement difficiles. C’est un enfant des Lumières curieux de tout, il étudie l'Astronomie, la Géologie, l'Entomologie, la Botanique et se prend de passion pour les boussoles et devient polyglotte.

Venus de Milo (Louvre) En 1819, lors d'une escale dans l'île de Mélos à bord de La Chevrette, c'est lui qui fit acheter par l’ambassade de France et qui ramena la manchote "Vénus de Milo", découverte dans le champ d’un paysan des Cyclades et désormais au musée du Louvre à Paris.

De 1826 à 1829, à bord de l'Astrolabe, il explore les côtes des îles Gilbert et Caroline, de Tahiti, des îles Malouines et d'une partie de l'Australie, des îles Fidji, des îles Loyauté, de la Nouvelle Zélande, des îles Tonga et des Moluques. C’est au cours de ce tour du Monde qu’il retrouva, fortement ému, à Vanikoro des restes de l'expédition de La Pérouse (1828).

en 1830 , Charles X, abdique à Rambouillet et se retrouve en fuite, suite au “Trois Glorieuses” journées parisiennes. Dumont d’Urville l’embarque à Cherbourg pour le conduire en Angleterre. C’est à cette occasion qu’il demandera officiellement aux Anglais la restitution de la dépouille de Napoléon Ier, mort à Saint Hélène peu de temps auparavant.

Malgré les embuches de toutes sortes, scorbut, bateau prisonnier des glaces, il découvre dans l'Antarctique les terres Louis Philippe et Joinville en 1839.  Le 20 janvier 1840, toujours plus au sud à la recherche d'une terre, le continent antarctique apparaît. Il nomme cette terre « Terre Adélie », du prénom de son épouse : Adèle Pépin, fille d’un horloger de Toulon et marchand d’appareils de marine. Il note sur son carnet de bord : “…Mes mains ne sont plus que deux plaies sanguinolentes…”

Le 8 mai 1842, Louis-Philippe fait jaillir les grandes eaux à Versailles, Jules-Sébastien et sa chère Adèle sont de l’événement avec leur fils de 14 ans, ils rentrent à Paris avec le 17h33 de la première ligne de Chemin de Fer Paris-Invalides à Versailles-Rive Gauche. Statue de Dumont d'Urville à Condé sur Noireau

Au franchissement d'un appareil de voie à Meudon, la locomotive de tête sort des voies et entraîne le déraillement du train. Un incendie se déclare et 59 occupants périssent, dont toute la famille. Les wagons de voyageurs étaient en bois et fermés à clef par mesure de sécurité avant le départ du train, ce ne fut plus jamais le cas ensuite. Ce fut la première catastrophe ferroviaire de l’histoire et ce soir là, l’appartement du couple, au 26 rue Madame à Paris, resta vide.

Jules-Sébastien et les siens reposent au cimetière du Montparnasse. Hélas, sa statue de bronze élevée peu après à Condé sur Noireau fut fondue par les Allemands pendant l’occupation. C’est une copie en pierre qui subsiste aujourd’hui, mais les bas reliefs qui avaient heureusement été enlevés à temps sont d’origine.

Le drame de la maison Ipatiev

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La maison Ipatiev durant la captivité En 1918, Quand les “Bolcheviks” décidèrent  d'emprisonner la famille Romanov,ils choisirent une maison située dans le centre historique de Iekaterinbourg : la maison Ipatiev. Cette ville est le lieu de naissance de l’industrie russe et se développa grâce aux richesses minérales de l'Oural, pas loin. C'était une maison spacieuse, moderne,  confortable car équipée de l'électricité, du téléphone et même d'une salle de bain et de WC. Cette maison comportait également une petite terrasse donnant sur un jardin. La maison de Nicolas Ipatiev fut réquisitionnée en 2 jours et entourée d'une double palissade de bois allant jusqu'au faîte des fenêtres, des mitrailleuses installées sur le toit transformaient la maison en forteresse.

La famille impériale partage la villa avec des ouvriers recrutés dans les usines voisines pour en assurer la garde. Le commandant Avdeïev commande la garde extérieure et intérieure de la maison. Alexandra entourée de Tatiana,Olga,Anastasia et Maria C'est un ivrogne au vin mauvais avec un passé de voyou. Il aime humilier ses prisonniers. Violent et borné, il n'adresse la parole à l'ancien tsar qu'en le traitant de “buveur de sang”. Cette cohabitation est source pour les membres de la famille impériale de nombreuses vexations. Ils sont les victimes d'incessants quolibets de la part des gardes, de plaisanteries douteuses à l'encontre des jeunes filles. Ils couvrent les murs d’inscriptions obscènes et volent tout ce qu’ils peuvent, dont les provisions destinées à l’ancien tsar et ses proches. Les jeunes archiduchesses cousent leurs bijoux dans leurs vêtements.

Alarmés par l'avance de l’armée blanche de Koltchak, qui approche d’Iekaterinbourg, Le commandant reçoit bientôt le message de Lénine et Sverdlov :  “Informé de la menace que font peser les bandits tchécoslovaques sur la rouge capitale de l’Oural et prenant en considération le fait que le bourreau couronné, en se dissimulant, pourrait échapper à la sentence du peuple, le Comité exécutif, exécutant la volonté du peuple, a décidé de fusiller le ci-devant tsar Nicolas Romanov, coupable d'innombrables crimes sanglants”. C'est dans la cave de la villa qu'eut lieu, sans procès, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, le massacre par balles et baïonnette de la famille impériale (Le tsar Nicolas, la tsarine Alexandra, le tsarévitch Alexis, les archiduchesses Olga, Tatiana, Anastasia, Maria ), ils sont  accompagnés dans la mort par le docteur Botkine,  le cuisinier  Kharitonov, le valet de chambre Trupp, la femme de chambre  Demidova, l’épagneul Jemmy et le Bouledogue Ortino. Aussitôt l’exécution terminée, les corps sont chargés dans un camion et emmenés à un ancien puits de mine, dans un bois de Koptiaki, où ils sont jetés après avoir été dépouillés de leurs vêtements et de leurs bijoux et leurs visages aspergés d’acide sulfurique pour les rendre méconnaissables.

En 1990, les corps de la famille impériale sont retrouvés et exhumés, puis identifiés par une analyse ADN. Deux corps manquent pendant un temps, celui du tsarévitch Alexis Nikolaïevitch, 13 ans, et celui de l'une des filles, Maria Nikolaïevna, 19 ans : d'après le rapport de Yourovsky, qui dirige l'exécution, ces deux corps ont été brûlés. En 2007, les corps auparavant introuvables des deux enfants du dernier tsar semblent avoir été retrouvés dans une forêt de l'Oural. Le 25 juin 2008, les tests ADN menés par une équipe de scientifiques russes et américains démontrent que les ossements sont bien ceux de l'héritier du tsar et de l'une de ses filles.

La maison Ipatiev est détruite en 1997 à la demande de B.Eltsine et une église “sur-le-sang” est construite sur le lieu du drame. La famille est canonisée en 2000 par l’Eglise Orthodoxe russe. La vie et la mort du tsar et des siens ont inspiré de nombreux films, la plupart sont “inédits” en France, mais disponibles sur l’Internet.

Historiquement Show entre Moyen Age et Renaissance

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L’émission de Michel Field revient Pierre Cauchon, Le juge qui présida à la condamnation Jeanne d’Arc au bucher en 1431 lors du fameux procès, à l’exposition France 1500 actuellement au  Grand palais et à l’argent au Moyen Age avec respectivement :

Jean Favier
« Pierre Cauchon. Comment on devient le juge de Jeanne d'Arc » (Fayard)

Thierry Crépin-Leblond
Directeur du musée national de la Renaissance (Château d'Ecouen), commissaire de l'exposition « France 1500, entre Moyen Age et Renaissance » au Grand Palais du 6 octobre 2010 au 10 janvier 2011.

Raphaël Dargent, historien,
chronique « L'argent au Moyen Age » de Jacques Le Goff (Perrin)

 

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“Revoir Paris” de Charles Trenet

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Revoir Paris démarrait le plus souvent les récitals de Trenet en région parisienne (en province, Trenet la chantait plus tard). Elle date de son premier retour  du Québec, en 1947. Parti chanter en tournée en Amérique, et pris du mal du pays il rentre brusquement sans prévenir son agent qui s’est vu dans l’obligation de rembourser les concerts annulés. il compose cette chanson dans l’avion. Il lui arrivait aussi, quand l’envie lui prenait, de la  chanter en Anglais : “Hello Paris”.

Revoir Paris
Un petit séjour d'un mois
Revoir Paris
Et me retrouver chez moi
Seul sous la pluie

Parmi la foule des grands boulevards


Quelle joie inouïe
D'aller ainsi au hasard
Prendre un taxi
Qui va le long de la Seine


Et me revoici
Au fond du Bois de Vincennes
Roulant joyeux
Vers ma maison de banlieue
Où ma mère m'attend
Les larmes aux yeux
Le cœur content


Mon Dieu que tout le monde est gentil
Mon Dieu quel sourire à la vie
Mon Dieu merci
Mon Dieu merci d'être ici
Ce n'est pas un rêve
C'est l'île d'amour que je vois
Le jour se lève
Et sèche les pleurs des bois
Dans la petite gare
Un sémaphore appelle ces gens
Tous ces braves gens
De la Varenne et de Nogent


Bonjour la vie
Bonjour mon vieux soleil
Bonjour ma mie
Bonjour l'automne vermeil
Je suis un enfant
Rien qu'un enfant tu sais
Je suis un petit Français
Rien qu'un enfant
Tout simplement
Paris

Revoir Lutèce par Panoramix

«Le cœur de Paris, c'est une fleur, Une fleur d'amour si jolie Que l'on garde dans son cœur, Que l'on aime pour la vie.»
Charles Trenet  - Paroles de la chanson Le cœur de Paris

Marguerite au Grand Palais dans “France 1500”

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L’artiste est venue, elle est là : Toute simple, mais charmante, pourtant elle ne cesse de voyager, fatiguée ? non pas : toujours éblouissante par son air frais, angélique.  Elle a traversé l’Atlantique , quitté son exil doré du Metropolitan où elle vit loin de sa patrie, de son royaume, de sa Bourgogne , de ses Flandres,Marguerite d'Autriche qu’elle a tant et tant aimées, pour laquelle elle a tant fait. Marguerite d’Autriche se tient dans son coin, sans se faire remarquer.

A t’elle pardonné ? Ces français l’ont tellement fait souffrir, et ils sont tous là, pas très loin : Anne de Bretagne, cœur et couronne dorés et Louise de Savoie, toujours près de son fils. le roi René  n’est pas là, ou se cache t’il ? ah si ! là bas sous la vitre ! dans le diptyque, avec Laval.

Mais l’autre, je n’ai surtout pas envie de le voir. Ce Charles là, le Huitième du nom en France, je ne veux surtout pas le croiser et je suis bien aise de rester dans mon coin. Sachez , vous qui passez devant lui, combien il m’a fait souffrir (*), quelle humiliation il m’a fait subir, et quand vous le voyez avec Anne la bretonne, avec son gros nez, pensez qu’il n’y a d’autres raisons à cet assemblage que l’ambition immodérée d’un homme grisé par l’ambition, ici en Bretagne, là en Italie. Même leurs pauvres enfants sont venus de Tours dans ce gisant. Cette France là, je l’ai maudite et je veux l’oublier et si je suis ici, c’est de passage car on m’attend à Brou (**), ou je vais retrouver mon tendre décor et les merveilleux souvenirs avec ceux que la mort m’a enlevé bien vite  (***). Ensuite je repartirai loin,  à Chicago avec les autres à nouveau, mais là, au moins, j’aurai peut être la chance de me retrouver avec ma chère  Anne (de Beaujeu, fille de Louis XI), mon amie, ma confidente, et aussi mon artiste adoré, ce cher maître de Moulins,  par qui je me montre à vous aujourd’hui . Enfin ? peut-être Malines ? Y ont ils pensé ? Ils m’ont bien oublié dans le catalogue de l’exposition. Il en a toujours été ainsi  "Fortune et infortune ne font qu'une" : C’est ma devise.

(*) La répudiation a lieu à l'automne 1491, il prend "congé" d'elle, elle est renvoyée avec sa dot à son père. Il épouse Anne de Bretagne la même année et la Bretagne devient française.

(**) Accrochage à Brou (Bourg-en-Bresse) jusqu’au 20 janvier 2011 (voir la vidéo)

(***) Deux mariages “d’amour” tragiques suivront avec Jean de Castille et Philibert de Savoie.

 

Le Métronome illustré aujourd’hui en librairie

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Métronome illustré

 

Comme annoncé, le métronome illustré sort aujourd’hui en librairie.

 

 

Commentaire de l’éditeur : Plus de 500 images, dont les photos de tous les vestiges qui ont fait de Métronome, plus qu’un livre, une véritable chasse au trésor…
De nombreux plans d’époque, confrontés au Paris d’aujourd’hui, et des cartes détaillées pour partir à la rencontre de merveilles insoupçonnées…
21 dessins retraçant avec pédagogie et humour l’évolution de Paris au fil du temps…
… Et toujours, çà et là, des anecdotes passionnantes qui donnent une tout autre saveur à l’Histoire de France !

Illustration métronome

Résumé de Lorant Deutsch : « Pour présenter mon livre Métronome, j’ai arpenté la France du nord au sud, à la rencontre de mes lecteurs. Certains m’ont demandé des précisions pour retrouver telle tour oubliée, tel morceau caché de muraille ou cette première cathédrale parisienne dissimulée sous un parking. Je me devais de leur donner à voir les traces de cette aventure de Paris, ce qui reste des vingt et un siècles qui ont fait notre pays. Avec ce Métronome illustré, mon objectif est de vous permettre de découvrir facilement ce qui subsiste d’un passé que nous croyons, parfois à tort, enfoui à jamais. Car lorsque les hommes ont oublié, les pierres, elles, se souviennent… »
voir quelques extraits : ici

                                

Les 150 ans de l’extension de Paris aux Fortifications

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Exposition les 150 ans des arrondissements Le visiteur sortira de l’exposition sans savoir ce qui reste aujourd’hui des fortifications détruites en 1919, à savoir la poterne des peupliers, c’est regrettable. En dépit de quelques inconvénients, cette exposition mérite d’être vue par le soin apporté aux témoignages vidéo et le souci pédagogique constant. Le Paris de 1840 vit dans la hantise des invasions de 1814 et 1815, qui laissaient un sombre souvenir : Cela ne s’était pas vu depuis les Anglais et Bedford, Quatre siècles plus tôt ! De là l’idée de construire de colossales fortifications en 1841 ,murant Paris, loin devant l’enceinte des fermiers généraux de Louis XVI, barrière d’octroi et non ligne de défense  (actuelles lignes Etoile-Nation et Nation-Etoile). Thiers, Soult et Guizot seront pour, Lamartine contre. “Vous la regarderez , mais n’y toucherez plus” disait-on. De fait, Cette fondation (qui se révélera inefficace en 1870) crée une zone intermédiaire qui ne cessera de se peupler de 75000 à 175000 habitants en 15 ans , remplie d’un prolétariat attiré par le travail, la ville, l’abondance des cabarets, des tavernes libres d’octroi et le plaisir des “dimanches sur les fortifs”. Cette annexion des 11 communes qui sera formalisée en 1859 apporte aussi des terres à cultiver en cas de siège. Elle prévoit l’extension des limites de Paris jusqu’au pied de l’enceinte fortifiée de Thiers.
Les communes annexées en 1860 Désormais, c’est tout le visage de Paris qui change par la construction effrénée de bâtiments dans le style haussmannien, d’églises, de transports puis d’écoles, de Mairies, de parcs (Buttes Chaumont, Montsouris, Cité Universitaire) développement considérable mais irrégulier d’usines, certains arrondissements seront bourgeois et d’autres ouvriers, on a toujours cette distinction aujourd’hui. “Dire que nous v'là parisien” fera dire Daumier à deux paysans dans une célèbre caricature. C’est ce prolétariat qui constituera l’essentiel des forces du siège de 1870 et de la commune en 1871 , autre oubli très regrettable de l’exposition, au même titre que le  rôle joué par la petite ceinture dans la guerre. L’exposition se termine sur une évocation de ce que fut la “zone” et le développement, à deux pas, de la banlieue sordide au XXème siècle. Vraiment, déplacez vous, même si le titre est peu enjôleur et certains points oubliés. Mon coup de cœur : La peinture de l’église de Charonne par Bouhot (1836),  mais un dernier conseil : prenez une lampe de poche car l’éclairage  et très nettement insuffisant ! ;-)
La poterne des peupliers                                                              .La poterne des peupliers.
Les 11 communes disparues : Auteuil, Passy, Batignolles, Montmartre, La Chapelle, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Vaugirard, Grenelle.
Le site de l’expo : ici


Du Paris d'Haussmann à la Métropole
envoyé par Pavillon-Arsenal. - Regardez plus de courts métrages.

L’Hôtel de Bourgogne (Tour Jean sans peur)

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La maison de Bourgogne exerce sa souveraineté sur Chalon, le Charolais, Mâcon, Autun, Nevers, le comté d'Avallon, Tonnerre, Senlis, Auxerre, Sens, Troyes, Auxonne, Montbéliard, Bar. L’héritage des Flandres, Artois , Hainaut, Brabant et le Luxembourg  l’augmenteront encore des riches régions du Nord : on mène grand train à la cour de Bourgogne. De là, partiront toutes les modes, toutes les audaces, des plus futiles aux plus grandioses, au point de faire de l’ombre au Roi de France en pleine déroute,  le but : reconstruire une “Lotharingie” entre le royaume de France et l’Empire germanique. Un esprit : “En montrer” , l’art et le plaisir de vivre, et une habilité certaine à capter les héritages. Ils seront 5 : Philippe, Jean, Philippe, Charles et une fille Marie.Armoiries des ducs de Bourgogne

Philippe le hardi, Le Chêne, le père fondateur, héros de Poitiers “père gardez vous à droite, gardez vous à gauche” : Il en prendra possession en 1363. Il est frère de Charles V mais très différent et sera de fait la personnalité la plus puissante de la France lors de la folie de Charles VI et la régence d’Isabeau de Bavière, cheveux blonds et yeux noirs. A sa mort , le drame qui couvait éclate en pleine lumière.

Jean sans peur Le Houblon, prend comme symbole le rabot qui rogne la puissance grandissante de Louis d’Orléans, frère du roi, favori de la reine et jouisseur incontinent. Il sera “sans peur” à Nicopolis face aux turcs et face aux Liégeois ou en prenant Besançon mais cédera à la passion en faisant assassiner Louis en 1407. Il construira son Hôtel sur la muraille de Philippe Auguste ; c’est ce qui en reste, la Tour, qui se visite aujourd’hui. Il prendra le parti des Anglais après Azincourt (1415, auquel il ne participe pas). Avec son chapeau vert et ses bouchers caboche et capeluche, c’est le maître de Paris.Il finira tragiquement assassiné au pont de Montereau en pleine guerre civile.

Philippe le bon, habillé du noir qu’il portera toujours pour le deuil de son père, il portera la Bourgogne au sommet de sa puissance en jouant l’Angleterre au traité de Troyes puis en se rapprochant de la monarchie française lorsque le vent tourna suite aux déroutes anglaises et à l’épopée de Jeanne d’Arc. Avec l’héritage du Luxembourg en 1443 c’est le prince le plus riche d’Europe et il lègue à son fils de solides places fortes. Grand amateur de bonne chère, d’amours et mécène d’arts, il fondera l’ordre de la toison d’or. On lui prête aussi le serment sur un paon de partir en croisade à la suite de la chute de Constantinople en 1453.

Charles le téméraire aura une destinée glorieuse, puisqu’il prendra la Champagne et la Brie à son éternel rival Louis XI et l’Alsace à L’Empereur. Il sera cependant vaincu devant Nancy en 1477 et on découvrira son corps, face contre terre et à moitié dévoré par les loups, dans la neige. “Quand orgueil chevauche devant, honte et misère suivent de bien près” dira Louis. Sa fille Marie, en rétorsion,  léguera son héritage à l’Empire par mariage avec le véritable fondateur de la dynastie des Habsbourg : Maximilien. Ce qui attisera pour des siècles les conflits avec la France.

 

L’Art nouveau d’Hector Guimard

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L'Art nouveau est un mouvement artistique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qui s'appuie sur l'esthétique des lignes courbes. Il fait entrer le “bizarre” dans Paris. Né en réaction contre les dérives de l’industrialisation à outrance et une modernité qui coupait l'homme de la nature. C’est aussi une alternative à la reproduction des grands styles. Art nouveau l'Art nouveau se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, la sur-utilisation de l’image de la femme dans un répertoire ornemental inspirés par les arbres, les fleurs, les insectes, les animaux. Il s’introduit dans le décor quotidien et l’architecture par des courbes végétales en ferronneries, mosaïques, fresques et vitraux. Le fer forgé décore la brique et la faïence, les ouvertures s’encadrent de bow-windows (décret d’autorisation de 1882 d’assouplissement des règles Haussmannienne) , de pignons et parfois de petites tours inspirées du moyen-âge. L’idéal vise à faire entrer le beau dans les habitations,  le bois, la pierre sont mariés avec les nouveaux venus : l'acier et le verre. Caractéristique de la belle époque , il s’éteindra avec la guerre et prendra la forme de l’art Déco.
Mais laissons Arthur nous expliquer cela……..avec Hector Guimard (1867-1942)

L'Art Nouveau de Guimard : Le Métro Porte Dauphine

Partie 2 :

La Maison Jassadé

Partie 3 :

L'Hôtel Guimard

Partie 4 :

L'Hôtel Mezzara

Partie 5 :

Le Castel Béranger

A voir aussi 2300 photos sur lartnouveau.com

Le Chemin de Paris à Compostelle

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Au Moyen-Age, Compostelle est  le troisième lieu de pèlerinage de la chrétienté après Jérusalem et Rome. L’Apôtre Jacques, qui avait évangélisé l’Espagne, y sera ramené par des compagnons après son exécution en 44 à Jérusalem. Son tombeau sera retrouvé dans un pré au milieu des ronces vers 820, les pèlerinages commencèrent peu après.

Il existe plusieurs routes de Paris à Compostelle, en voici une, la plus connue. S’y trouve  la description exacte lieue-par-lieue, bourg-par-bourg, Cette description figure dans “Le chemin de Monsieur – De Paris à Compostel - 1621”. Certains bourgs n’avaient pas la même orthographe qu’aujourd’hui.

Ici commence le voyage, Au pied de la tour Saint Jacques à Paris.L'emblème des pelerins de St Jacques de Compostelle

  • De Paris à Bourg-la-Reine , De Bourg-la-Reine à Longjumeau
  • De Longjumeau à Montlhéry , De Montlhéry à Chartres
  • De Chartres à Etrechy Le Larron  , D’Etrechy Le Larron à Etampes
  • D’Etampes à Mont Neuruille , De Mont Neuruille à Angeuille la gaste
  • D’Angeuille la gaste à Engerville , D’Engerville à Toury
  • De Toury à Artenay , D’Artenay à L’Engenerie
  • De L’Engenerie à Sercottes , De Sercottes à Orléans
  • D’Orléans à Notre Dame de Cléry, De Cléry à St Laurent des eaux
  • De St Laurent des eaux à Blois , De Blois à Chaumont
  • De Chaumont à Amboise , D’Amboise à Tours
  • De Tours à Monbasson , De Monbasson à Ste Catherine
  • De Ste Catherine à Ste Maure , De Ste Maure au Port de Pile
  • Du Port de Pile aux Hommes St Martin , Des Hommes St Martin à Ingrandes
  • D’Ingrandes à Châtellerault, De Chatellerault à La Tricherie
  • De La Tricherie à Poitiers, De Poitiers à Lusignan
  • De Lusignan au Chenay, Du Chenay à Melle
  • De Melle à Ville-Dieu, De Ville-Dieu à Esconniau
  • D’Esconniau à Saint Eutrope de Saintes, De Saint Eutrope de Saintes à Ponts
  • De Ponts à Plassa , De Plassa à Mirrembeau
  • De Mirrembeau à Torliers, De Torliers à Blaye
  • De Blaye à Bordeaux, De Bordeaux au Petit Bordeaux
  • Du Petit Bordeaux à L’Hospital , De L’Hospital à La Tricherie
  • De la Tricherie au Murel , De Murel au Pontel
  • Du Pontel à L’Herbe famée, De l’Herbe famée à L’Hopital Saint Antoine
  • De L’Hopital Saint Antoine à La Ferme, De La Ferme à L’Esperon
  • De L’Esperon à Chastel, De Chastel à Mathicque
  • De Mathicque à Saint Vincent, de Saint Vincent à Hondres
  • D’Hondres à Bayonne, De Bayonne à Saint Jean de Luz
  • De Saint Jean de Luz à Sainte Marie de hurin, De Ste Marie de Hurin à Arnany
  • D’Arnany àVille-Neuvsue , De Ville-Neuvsue à Tholousette
  • De Tholousette à Ville-Franque, de Ville-Franque à Segure
  • De Segure au Mont Saint Adrien, Du Mont Saint Adrien à Saluatiere
  • De Saluatiere à Victoire, De Victoire à Peuple
  • De Peuple à Murande, De Murande à Peucorbe
  • De Peucorbe à Verbiesque , de Verbiesque à Castille
  • De Castille à Monasterio, De Monasterio à Borges
  • De Borges à Tardaiges , De Tardaiges à Doruilles
  • De Doruilles à Fontaines , De Fontaines à Quatre Souris
  • De Quatre Souris à Ponterose , De Ponterose à Bofeuille
  • De Bofeuille à Formende, De Formende à La Rauanerie
  • De La Rauanerie à Population, De Population à Carion
  • De Carion à Casedille, De Casedille à Saint Sagon
  • De Saint Sagon à Brisanne, De Brisanne à Bourgue
  • De Bourgue à Religoux, De Religoux à La Moyselle
  • De La Moyselle à Lyon, De Lyon à Saint Michel
  • De Saint Michel à Fontaines , De Fontaines au Pont de Laigue
  • Du Pont de Laigue à Estorgues , D’Estorgues à L’Hopital Ste Catherine
  • De L’Hopital Ste Catherine au Raneul, Du Raneul à Ville-Neuvsue
  • De Ville-Neuvsue à Moulins, De Moulins à Quaux
  • De Quaux à Pont-Ferat, De Pont-Ferat à Pauie
  • De Pauie à Ville-Franque, De Ville-Franque à Fumeterre
  • De Fumeterre à L’Hopital de la Cotesse, De l’Hopital de la Cotesse à Tricastel
  • De Tricastel à Ville-Misere, De Ville-Misere à Ponts-Marin
  • De Ponts-Marin à Sainte Iame, De Sainte Iame à Saint Julian
  • De Saint Julian à Chanleurier, De Chanleurier à Arfe Ville-Neuvsue
  • D’Arfe Ville-Neuvsue à Ville-Brussere , De Ville-Brussere à Sainte Route
  • De Sainte Route à Saint Meri, De Saint Meri à Saint Jacques en Galicie dit Compostel

Cathedrale de Saint Jacques de Compostelle

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Marguerite de Bourgogne, la reine étranglée

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Lettre imaginaire de Marguerite de Bourgogne, reine de France, enfermée à Château-Gaillard en 1314 à sa fille Jeanne , future reine de Navarre et mère de Charles le Mauvais.

Il fait froid ma douce enfant dans cet enclos de pierre qui garde la seine en ses méandres. Dans cette tour, dans ce cachot, aucun chant, aucune voix d’enfant, aucun bruit , que du noir et le bruit des lances. Le peu de lumière qui traverse la pièce est le seul souvenir qui me reste encore de la vie, de la joie des promenades à Maubuisson, de ses printemps et des merveilleux jours. Du visage qu’ils m’ont laissé, les méchants, il n’y a plus de cheveux, il n’y a que ces larmes qui coulent, semblables à tes pleurs d’enfants les jours où tu avais de la peine. Je suis seule, Jeanne est partie. Même Blanche n’est plus là, elle est en cave, seule. Avant le linceul drapé , noir, sombre et humide , ils m’auront tout enlevé, plus de regard scintillant, plus de jeux, plus d’amour, plus de chants. Notre belle vie, de filles fleurs de la Bourgogne, me semble si loin, j’avais vingt ans et me semble en avoir Cent. Ce qui reste de Philippe, gentil amour, se balance dans un sac à Pontoise. Pourquoi  ? quand tu seras reine, tu comprendras. Ces méchants te diront tant et tant d’ignominies, alors souviens toi : Au royaume de France, Reine sans enfant mâle est maudite et forcer le destin est sorcellerie. Tous m’avaient promis , jurés , attestés que l’appel  à la nature noble d’un chevalier n’était que peu de choses et que reine doit faire ce qu’elle se doit de faire, ne pas déshonorer son rang mais, bien au contraire, réparer le destin afin que ce roi ne soit pas le dernier : tu n’auras pas de frère. Ces même menteurs là , nieront dans mon procès secret, mais finiront dans la seine. Il fait froid dans ma tête aussi ma chère Jeanne quand je sais que je ne te reverrai plus. Protèges toi et n’oublies pas ton héritage et ceux qui aujourd’hui me poignardent et m’étranglent ; toi ou ton fils viendront un jour réparer cet outrage et ce crime.

retrouver ce média sur www.ina.fr

Chronique de l’affaire de la Tour de Nesles :

Chronique_de_Guillaume_de_Nangis/Règne_de_Philippe_IV_le_Bel_(1285-1314) [317]

La tour de Nesles et Le Louvre

Et de Navarre la reine
Prise comme garce et méchine
Et en prison emprisonnée
A Gaillard où elle fut menée
Dont le royaume était troublé.
(Geoffroi de Paris)

Por Dieu, oez moi, sire roi
Qui est qui parle contre moi ?
Je dis que je suis prude fame
Sans nul crisme et sans nul diffame.
(Jean de Troyes)

La maison de l’histoire de France

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Quel est le sens de cette “maison” ? Pourquoi ce lieu ? D’abord le montage est complexe : L’hôtel des Rohan-Soubise accouplé à 9 autres musées historiques : Les Eyzies, St Germain, Pau, Ecouen, Cluny etc… Déjà, on imagine mal la cohérence de l’ensemble mais l’idée de faire des expositions communes peut séduire et les “musées-amis” peuvent donner du volume à l’ensemble.  Cela s’est déjà fait, avec une certaine réussite. Mais aussi lieu de recherche, de colloque et de rendez-vous savants avec l’inévitable renfort du multimédia.

On peut s’interroger sur la mission d’un tel dispositif ? didactique ? politique ? Commercial ? Comment faire sens ?

“Mettre en relation les 6 différents films sur Jeanne d’arc et générer un débat à ce sujet, montrer qu’il n’y a pas de vérité mais uniquement des points de vue à réconcilier” Humm..

Peut on faire un “méta-musée”  ? En réalité, il va falloir un conservateur de génie pour donner vie à un lieu sans ligne directrice autre que la chronologie, sans objectif autre que le débat thématique, et dans un esprit collaboratif. Les autres musées parisiens vont ils contribuer ? On ne peut qu’être frappé par l’importance accordée au choix du lieu (Notez d’ailleurs qu’il existe déjà un musée de l’histoire de France créé par Napoléon III en ce lieu) par rapport à la définition du projet.

Cet hôtel, celui de Clisson, de Bedford, des Guise, des Rohan, de Soubise n’a jamais vraiment porté chance à l’histoire mais dispose d’une vraie tradition , riche de nombreux évènements, c’est ici par exemple que la Pompadour imposa le sinistre choix de Soubise comme général avant Rossbach (1757) ou que fut préparé la saint-Barthelemy (1572) . Mozart y donna un concert lors de son passage à Paris, probablement dans le salon ovale qui est de toute beauté, que va t’il devenir ?. Le matériau est remarquable et peut vraiment servir de base à un projet ambitieux, pour qui a les idées claires, mais au risque de se noyer dans les ambitions des uns et des autres, dans la complexité du dispositif et le manque de crédit car, il faut bien se poser la question, n’est-ce pas là une promesse électorale trop ambitieuse à réaliser ?. Cette maison ne sera t’elle pas, au fond, qu’un verni virtuel sur un existant remodelé à la façon d’une autre Albanel ou d’un autre Aillagon ? On souhaite donner la parole aux chercheurs , démagogie ? Encore et encore des questions. Heureusement, les réponses sont pour bientôt puisque l’ouverture est prévue fin 2011 . On ose y croire.

 

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  • l’Hôtel de Soubise par Arthur : ici
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