Reconstitution de la bataille de Waterloo

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Le 18 Juin 1815 eut lieu le célèbre affrontement entre l’armée française de Napoléon Ier et les coalisés Anglais, Hanovriens, Hollandais et Prussiens. Napoléon avait tenu tête dans sa vie à de plus redoutables rivaux, à de plus coriaces adversaires, le destin avait souvent été indulgent mais, ce jour là, rien ne se passa comme prévu, les fautes se multiplièrent, les retards s’accumulèrent et ce qui devait être une nouvelle éclatante victoire se transforma en tragédie. Reconstitution de la bataille de Waterloo Sic transit…

Tous les 5 ans, 70000 spectateurs assistent à la reconstitution de la bataille avec 3000 figurants. On en attend 5000 en 2015 pour le bicentenaire, chacun pouvant venir avec son uniforme, et à ses frais. Les lieux funestes de ces 3 jours sont toujours là pour qui veut revivre l’histoire : La ferme de Papelotte, celle de Belle-alliance , le manoir de Hougemont, le chemin creux que prirent les prussiens pour arriver sur la droite française, Plancenoit surtout , la Haie-Sainte et bien sûr la ferme du mont saint-jean où se trouvait Wellington. Chacun son rôle, du modeste grenadier à celui de Cambronne ou de Michel Ney, à pied où à cheval, dans la fumée où la pluie (un “must” ce jour là !), l’histoire renait. Le mot d’ordre : « Pas de montre aux poignets, pas de cigarettes au bec, des uniformes impeccables, avec un col… Et de la tenue dans la troupe. Pas question de commencer à boire dans les rangs ! »

Un absent, peut-être, Thénardier, dépouillant les victimes tombées sur le champ de bataille. Des 75000 hommes dont disposait Napoléon ce jour là, 30000 restaient sur place.

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La Belle-Epoque

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La « Belle-Époque » est une période historique de progrès social, économique, technologique et politique en Europe, s'étendant de  la dépression économique de 1870 à 1895 au début de la Première Guerre mondiale en 1914. L'expression est née après la Première Guerre mondiale pour évoquer la période antérieure à la Grande Guerre. C’est une longue période de paix, où on a foi en la science qui explique tout. Il y a dans cette expression une certaine nostalgie causée par le traumatisme de la Première Guerre mondiale. C’est tout d’abord le grand développement des transports : bicyclette, chemin de fer et premières automobiles pour se rendre de plus en plus loin, mais tout de même 4h30 en train pour se rendre à Deauville prendre un bain de mer !

On souhaite profiter de la vie et des innovations technologiques : expositions universelles, naissance du Music-Hall, des cafés, des guinguettes et  bals populaires. La population de Paris va dépasser les 2 Millions d’habitants incluant de nombreux bretons, auvergnats ou alsaciens. Paris se lance dans la construction de son Métro inauguré en 1900.

C’est une période où il est commun de travailler 12 heures par jour sans contrat de travail, pour un salaire souvent très faible. Paris,  ville lumière depuis l’apparition de l’électricité sur les Grands Boulevards (1889),  devient aussi la capitale des plaisirs.

La Tour Eiffel domine Paris depuis l’exposition universelle de 1889 et le Centenaire de la révolution française. C’est l’édifice le plus haut du monde, construite en deux ans seulement. Elle en deviendra le symbole.

En 1900 , le cinéma est né, le premier film est projeté à Paris en 1895, il faudra attendre 1931 pour la télévision. Mais c’est aussi et surtout la naissance de la mode et du commerce de luxe avec la Samaritaine (Cognacq-Jay 1869) , le Printemps (Jaluzot 1865) , le bon Marché (Boucicot 1869), les galeries Lafayette (Bader-Kahn 1894). Les produits sont beaux, nombreux, variés et leurs prix affichés.

L’art “nouveau” fait de courbures végétales, ferronneries, mosaïques, fresques et vitraux prend son essor dès 1894  mais bientôt, hélas, toutes les lumières vont s’éteindre : “pour une sombre histoire dans les Balkans”.

Belle-Epoque: Paris 1912

La complainte de Mandrin (1725-1755)

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Ce chant, de date inconnue, est la plus célèbre des complaintes colportées à l'occasion ou après la mort de Mandrin.
Les chansons étaient propagées par des colporteurs sous forme de livrets où étaient imprimés les textes, sans partitions, mais où était précisé « sur l'air de… ». C'est pourquoi on choisissait toujours un air bien connu. La tradition orale faisait le reste, modifiant ici la mélodie, et là un couplet.

La complainte de mandrin

Durant l'année 1754, il organise six campagnes de contrebande. Ne s'attaquant qu'aux impopulaires fermiers généraux, il reçoit rapidement le soutien de la population et d'une partie de l'aristocratie locale, ainsi que l'admiration de personnalités comme Voltaire. Sa troupe rassemble 80 contrebandiers.

Le thème musical serait inspiré d'un air d'un Opéra comique de Charles-Simon Favart qui aurait lui-même parodié en 1742 (en passant du mode mineur au mode majeur) un prélude instrumental (Acte I, scène III) de l'opéra de Jean-Philippe Rameau, Hippolyte et Aricie (1733) .

D'importants passages du texte ne correspondent pas à la réalité :

  • La bande de Mandrin ne s'habillait pas en blanc pour se déguiser en marchands
  • L'activité principale pour laquelle Mandrin fut jugé n'était pas le brigandage et le vol mais la contrebande (sel, tabac) qui n'apparaît même pas dans le texte.
  • Mandrin n'a pas été pendu à Grenoble mais roué à Valence

De fait, ces passages font écho à d'autres chants, principalement les Trente voleurs de Bazoges qui se réfèrent à des évènements antérieurs de plusieurs siècles à la cavale de Mandrin.

La forme même n'est pas tout à fait conforme aux complaintes de l'époque : pas de phrase d'introduction, peu de couplets, un semblant de refrain.

La complainte de Mandrin a été popularisée au XIXe siècle sous la Commune de Paris, puis dans les mouvement de jeunesse des années 1930-1940. Elle a depuis été enregistrée à de nombreuses reprises (Yves Montand, Guy Béart, Dorothée, La Varda…).

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Mandrin

Un site dédié à Mandrin : http://www.mandrin.org/

Manifeste contre la construction d’une tour de 300 mètres au champ de Mars (1887)

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Le 14 février 1887, « Le Temps » publie un manifeste signé par des « personnalités du monde des arts et des lettres »  pour protester contre la construction d’une tour de 300 mètres au Champ-de-Mars. Il est signé Charles Garnier, François Coppée, Alexandre Dumas fils, Charles-Marie Leconte de Lisle, Guy de Maupassant, Sully Prudhomme, etc...  Tour Eiffel

Voici la lettre publiée dans « Le Temps » du 14 février 1887 :

« Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes,amateurs passionnés de la beauté jusqu’ici intacte de Paris,protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’Histoire français menacés, contre l’érection, en plein coeur de notre capitale, de l’inutile et monstrueuse Tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice, a déjà baptisée du nom de « Tour de Babel ».


Sans tomber dans l’exaltation du chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans le monde. Au-dessus de ses rues, de ses boulevards élargis, le long de ses quais admirables, du milieu de ses magnifiques promenades surgissent les plus nobles monuments que le génie humain ait enfantés. L’âme de la France, créatrice des chefs d’œuvre, resplendit parmi cette floraison auguste de pierres.
L’Italie, l’Allemagne, les Flandres, si fières à juste titre de leur héritage artistique, ne possèdent rien qui soit comparable au nôtre, et de tous les coins de l’univers Paris attire les curiosités et les admirations. Allons-nous donc laisser profaner tout cela ?
La ville de Paris va-t-elle donc s’associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d’un constructeur de machines, pour s’enlaidir irréparablement et se déshonorer ? Car la Tour Eiffel, dont la commerciale Amérique elle-même ne voudrait pas, c’est, n’en doutez pas, le déshonneur de Paris.
Chacun le sent, chacun le dit, chacun s’en afflige profondément, et nous ne sommes qu’un faible écho de l’opinion universelle, si légitimement alarmée. Enfin, lorsque les étrangers viendront visiter notre Exposition, ils s’écrieront, étonnés : “Quoi ? C’est cette horreur que les Français ont trouvée pour nous donner une idée de leur goût si fort vanté ? ”
Ils auront raison de se moquer de nous, parce que le Paris des gothiques sublimes, le Paris de Jean Goujon, de Germain Pilon, de Pujet, de Rude, de Barye, etc., sera devenu le Paris de M. Eiffel. Il suffit d’ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer un instant une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu’une noire et gigantesque cheminée d’usine, écrasant de sa masse barbare Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l’Arc de Triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et, pendant vingt ans, nous verrons s’allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, nous verrons s’allonger comme une tache d’encre l’ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée.
C’est à vous qui aimez tant Paris, qui l’avez tant embelli, qui l’avez tant de fois protégé contre les dévastations administratives et le vandalisme des entreprises industrielles, qu’appartient l’honneur de le défendre une fois de plus. Nous nous en remettons à
vous du soin de plaider la cause de Paris, sachant que vous y dépenserez toute l’énergie, toute l’éloquence que doit inspirer à un artiste tel que vous l’amour de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est juste. Et si notre cri d’alarme n’est pas entendu, si nos raisons ne sont pas écoutées, si Paris s’obstine dans l’idée de déshonorer Paris, nous aurons du moins, vous et nous, fait entendre une protestation qui honore. »

La réponse de Gustave Eiffel :

« Je vous dirai toute ma pensée et toutes mes espérances. Je crois, pour ma part, que la Tour aura sa beauté propre. Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu’en même temps que
nous faisons solide et durable, nous ne nous efforçons pas de faire élégant ?

Est-ce que les véritables conditions de la force ne sont  pas toujours conformes aux conditions secrètes de l’harmonie ?
Le premier principe de l’esthétique architecturale est que les lignes essentielles d’un monument soient déterminées par la parfaite appropriation à sa destination. Or de quelle condition ai-je eu, avant tout, à tenir compte dans la Tour ? De la résistance
au vent.

Eh bien ! je prétends que les courbes des quatre arêtes du monument, telles que le calcul les a fournies, qui, partant d’un énorme et inusité empâtement à la base, vont en s’effilant jusqu’au sommet, donneront une grande impression de force et de beauté ;
car elles traduiront aux yeux la hardiesse de la conception dans son ensemble, de même que les nombreux vides ménagés dans les éléments mêmes de la construction accuseront fortement le constant souci de ne pas livrer inutilement aux violences des
ouragans, des surfaces dangereuses pour la stabilité de l’édifice. Il y a, du reste, dans le colossal, une attraction, un charme propre, auxquels les théories d’art ordinaires ne sont guère applicables.
Soutiendra-t-on que c’est par leur valeur artistique que les Pyramides ont si fortement frappé l’imagination des hommes ?
Qu’est-ce autre chose, après tout, que des monticules artificiels ? Et pourtant, quel est le visiteur qui reste froid en leur présence ? Qui n’en est pas revenu rempli d’une irrésistible admiration ? Et quelle est la source de cette admiration, sinon l’immensité de
l’effort et la grandeur du résultat ?
La Tour sera le plus haut édifice qu’aient jamais élevé les hommes – ne sera-t-elle donc pas grandiose aussi à sa façon ?
Et pourquoi ce qui est admirable en Égypte deviendrait-il hideux et ridicule à Paris ? Je cherche et j’avoue que je ne trouve pas. »

source : http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/documentation/pdf/tout_savoir.pdf?id=4_11

Un nouveau livre sur l’histoire de Paris (G.Robb)

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histoire-paris-graham-robb

Les mystères de Paris sont au cœur de nombreux romans et pourtant la vérité est souvent plus incroyable. C’est ce que montre l’historien anglais Graham Robb dans son histoire de Paris.

Ecouter l’interview audio ici :   Interview

 Très bonne revue par Télérama : Clio en 5 ou 7 : “Une histoire de Paris par ceux qui l’on fait”

                                 

La sculpture sur les ponts de Paris

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Les statues sur les ponts de Paris ont leur propre histoire. De la statue du Pont-Neuf à celles du pont Alexandre III, c’est une lente évolution de l’Art, mais aussi de la Technique pour l’accompagner. Revue par Daniel Imbert.

 

Source : http://www.paris.fr

La controverse de l’article de l’Express

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Suite à l’article de l’Express du 25/08/2010 , Une liste des “contre-vérités historiques ” du livre de Lorant Deutsch est paru en commentaire de cet article. C’était bien sûr inévitable, on ne brasse pas 2000 ans d’histoire sans faire de vagues. Loin de nier ces allégations, je pense, au contraire, qu’il est important de les diffuser, afin d’emmener le lecteur sur les points où légendes et vérités se confondent, et sont soumises à diverses interprétations : C’est ce qui et fait la richesse de cette discipline. Scientifique ? :  “Vous voulez du roman ? Lisez de l’histoire” disait François Guizot, peu suspect de ne pas être historien.

L’origine de la controverse est ici :

……………………………………………….

- page 32 : En 481, Clovis n'était pas encore chrétien (baptême entre 496 et 500).
- page 52 : le mythe de Saint-Denis est présenté comme une réalité (la descente de la butte Montmartre par un décapité qui tient sa tête dans ses mains)
- pages 55-59 : L'auteur prend fait et cause pour le mythe de l'empire gaulois... Il y a eu des usurpations en Gaule, certes, mais il ne s'agissait aucunement d'un "réveil" gaulois.
- page 81 : Mérovée est présenté comme un authentique chef franc. Le personnage reste légendaire, du moins en partie. Difficile de séparer la légende de la réalité...
- page 128 : Aucun historien ne fait état d'amours coupables entre Dagobert et Saint Eloi...
- page 132-133 : A l'époque, la polygamie n'était pas réprimée fortement. Il a fallu attendre plusieurs siècles, le Xe-XIe siècle notamment. Charlemagne a vécu avec de nombreuses concubines et épouses en même temps...
- page 134 : La charrue à bœufs est visiblement une invention d'Eginhard, premier biographe de Charlemagne. Il s'agissait de dévaloriser les Mérovingiens. C'est de lui qu'est venu le mythe des "rois fainéants".
- page 218 : Philippe Auguste a été sacré en 1179, car il a été associé au trône du vivant de son père, Louis VII, qui est mort l'année suivante. Philippe Auguste n'avait que 15 ans à la mort de son père. S'il a été surnommé Auguste, c'est juste parce qu'il est né en août...
- page 247 : L'Hôtel de Ville de Paris a été agrandi en fait sous Louis-Philippe, incendié lors de la Semaine Sanglante en mai 1871, puis reconstruit quasiment à l'identique entre 1874 et 1882.
- page 250 : L'emploi de l'expression "monarchie absolue" est très anachronique.
- page 257 : La revendication officielle de la Couronne de France a été plus tardive. Ce n'est qu'en octobre 1337 qu'Edouard III ne reconnaît plus Philippe VI comme roi de France, et ce n'est que le 26 janvier 1340 qu'il se proclame officiellement roi d'Angleterre et de France.
- page 261 : Il s'agissait des maréchaux de Normandie et de Champagne. L'auteur parle juste de "maréchaux", donc il y a ambiguïté. Ce n'étaient pas des maréchaux de France.
- page 262 : La naissance du Tiers-Etat avec Etienne Marcel est quelque chose de fort douteux, de très controversé. Certes, les historiens libéraux, au XIXe siècle, ont fait d'Etienne Marcel un champion de la démocratie libérale, de la représentation populaire, car il avait voulu changer le mode de représentation du "commun peuple" aux Etats Généraux. Toutefois, aux Etats Généraux de 1302, on a bel et bien convoqué le clergé, la noblesse et la bourgeoisie des villes. Selon Augustin Thierry dans son Essai sur l'histoire du Tiers Etat (page 33 de l'édition de 1866), "la voix du commun peuple fut recueillie dans ce grand débat au même titre que celle des barons et des dignitaires de l'Eglise." En note, il nous dit qu'on disait indifféremment "le tiers état, le commun état, et le commun". La Chronique de Guillaume de Nangis emploie le mot communiarum.
- page 268 et 282 : Cette rumeur faisant de Jeanne d'Arc la demi-sœur de Charles VII est complètement absurde. Elle apparaît dans le livre L'Affaire Jeanne d'Arc. Visiblement, cette "thèse" a été imaginée en 1802 par un préfet, Pierre Caze. Il vaut mieux lire la biographie écrite par Colette Beaune (chez Perrin, rééditée en poche "Tempus"), qui fait bien le point sur la vie de Jeanne d'Arc.
- page 268 : La liaison entre Louis d'Orléans et Isabeau de Bavière n'est pas prouvée.
- page 282 : L'entrée des troupes de Charles VII dans Paris date de 1436 (avec le connétable de Richemont).
- page 297 : Charles IX n'a probablement pas été l'instigateur de la Saint-Barthélémy. Une des hypothèses qui rallie le plus d'avis (aucun avis n'est certain sur la question) est qu'il a été mis devant le fait accompli et a dû valider le mouvement, afin de ne pas perdre la face... un peu comme l'a fait Henri III lorsque la Ligue fut créée en 1576...
- page 302 : Aucune allusion au siège de Paris, qui a vu une terrible famine en 1590. Rien non plus pour l'entrée de Henri IV à Paris le 22 mars 1594. Pourtant, ce sont des événements importants tant pour l'histoire de Paris que pour l'histoire de France...
- page 326 : Le mythe de la Bastille comme prison de torture ne tient plus. Ce n'était pas le goulag !
- page 361 : "Ah ! c'est la mer !" n'a pas été prononcé en 1944 par le général de Gaulle. Cela a été écrit à la fin du tome 2 des Mémoires de Guerre, paru en 1956.

………………………………………………

Cela fait un beau programme pour une troisième édition (après celle illustrée qui sortira en octobre ),  non ?. Mon avis est que, justement, il ne s’agit pas d’un livre d’historien, ou prétendu tel, mais qu’il apporte quelque chose de neuf, raison de son succès, et que son nom sur la couverture n’a rien à y voir, contrairement à ce que dit l’auteur des points cités.

C’est ailleurs que ça se passe : deux choses sont “fondamentales” :

1) Une juste dimension du temps qui accorde une importance équivalente à chaque siècle : c'est l'esprit du Métronome. Chaque siècle est unique et doit être vu "en tant que tel" : c'est rarement le cas en histoire ou sont largement exagérées les périodes postérieures à l'époque moderne au dépend de certaines époques "opaques" qui sont pourtant essentielles. Cette linéarité permet, en outre, de regarder l'histoire globalement et pas à travers telle ou telle période : une année est une année quelle que soit la pioche que l'on fait dans les siècles et il se passe beaucoup de choses en une année.

2) C'est peut-être l'idée la plus importante : l'histoire n'est pas désincarnée, virtuelle ou abstraite : elle est visible et peut être touchée. Un lieu, un évènement ou un personnage n'a pas à être représenté comme une idée abstraite ( et qu’y a t’il de plus abstrait qu’une date ? ) mais le plus près possible du réel et avec force descriptions. tout compte : l'année pour l'évènement, le matériau pour l'objet, le lieu pour la rencontre , son visage pour l'individu : c'est la revanche sur l'histoire globale et idéologique du XIXe et XXe : c'est la magie du détail qui rend intelligible ce qui a disparu.

Verdana

Archéologie gauloise à Saint Denis

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Cet été, au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis , une exposition fut consacrée à deux fouilles archéologiques récentes à Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine et Bobigny.
Les fouilles archéologiques menées depuis 18 ans en Seine-Saint-Denis révèlent des vestiges de la présence de Gaulois, vieux de quelques 2300 ans. Une grande part des objets présentés dans l’exposition provient de la ferme des Tartres sur les communes de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine (futur emplacement des Archives Nationales) et du village d’artisans de Bobigny dont le cimetière aux 515 sépultures constitue à ce jour la plus grande nécropole gauloise connue.
Dans un paysage marqué par l’élevage, les artisans gaulois travaillent le fer et produisent outillages et armes de haute technicité, objets et bijoux comme les fibules, ancêtres de l’épingle à nourrice et de la broche. Loin des clichés véhiculés par la bande dessinée et l’historiographie de la IIIe République, Fer des Gaulois permet aux petits et grands de découvrir quelques pans de la vie quotidienne des femmes, des enfants et des hommes au travail. Des fibules chinoises issues de la donation Gilberte et Lionel Jacob et appartenant au musée de Saint-Denis, sont également présentées.

source : http://www.ville-saint-denis.fr/

1870 : La république du 4 septembre et le siège de Paris

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« Après l’invasion prussienne, il n’y a plus de malheur possible. Ce fut le fond de l’abîme, le dernier degré de la rage et du désespoir. » G.Flaubert

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, dès l'annonce de la défaite, les députés  se réunissent au Palais-Bourbon et sous la pression de la rue, d'agitateurs révolutionnaires, jacobins ou socialistes proclament la république (la troisième). Il y a là Jules Ferry, Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon, Henri Rochefort, Adolphe Crémieux et Léon Gambetta, Delescluze, Blanqui, Arago, Clémenceau. Hugo n’est pas là (en exil). C’est une occasion inespérée pour eux, dans un pays majoritairement Monarchiste ou Bonapartiste, de refaire le “coup” de 1792 ou de 1848. Paris veut résister seul contre les Allemands et désigne un «gouvernement de la Défense nationale»  placé sous la présidence du gouverneur militaire de la place, le général Louis Trochu.

Victor Hugo de retour à Paris le 17 septembre :

Que toutes les communes se lèvent! que toutes les campagnes prennent feu! que toutes les forêts s'emplissent de voix tonnantes! Tocsin! tocsin! Que de chaque maison il sorte un soldat; que le faubourg devienne régiment; que la ville se fasse armée. Les prussiens sont huit cent mille, vous êtes quarante millions d'hommes. Dressez-vous, et soufflez sur eux! Lille, Nantes, Tours, Bourges, Orléans, Dijon, Toulouse, Bayonne, ceignez vos reins. En marche! Lyon, prends ton fusil, Bordeaux, prends ta carabine, Rouen, tire ton épée, et toi Marseille, chante ta chanson et viens terrible. Cités, cités, cités, faites des forêts de piques, épaississez vos baillonettes, attelez vos canons, et toi village, prends ta fourche. On n'a pas de poudre, on n'a pas de munitions, on n'a pas d'artillerie? Erreur! on en a. D'ailleurs les paysans suisses n'avaient que des cognées, les paysans polonais n'avaient que des faux, les paysans bretons n'avaient que des bâtons. Et tout s'évanouissait devant eux! Tout est secourable à qui fait bien. Nous sommes chez nous. La saison sera pour nous, la bise sera pour nous, la pluie sera pour nous. Guerre ou Honte! Qui veut peut. Un mauvais fusil est excellent quand le cœur est bon; un vieux tronçon de sabre est invincible quand le bras est vaillant. C'est aux paysans d'Espagne que s'est brisé Napoléon. Tout de suite, en hâte, sans perdre un jour, sans perdre une heure, que chacun, riche, pauvre, ouvrier, bourgeois, laboureur, prenne chez lui ou ramasse à terre tout ce qui ressemble à une arme ou à un projectile. Roulez des rochers, entassez des pavés, changez les socs en haches, changez les sillons en fosses, combattez avec tout ce qui vous tombe sous la main, prenez les pierres de notre terre sacrée, lapidez les envahisseurs avec les ossements de notre mère la France. O citoyens, dans les cailloux du chemin, ce que vous leur jetez à la face, c'est la patrie.

 

 

Deuxième partie : ici

Bicentenaire du Mariage de Napoléon et Marie-Louise (1810) – Reconstitution à Compiègne

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Le château de Compiègne organisait pour le Bicentenaire du mariage de Napoléon et Marie-louise (1810) une exposition souvenir qui donna lieu à une reconstitution de l’arrivée du couple impérial.

Marie-Louise, impératrice

Voir ici une présentation du Château et de ses jardins.

Vous connaissez le conte de la Belle et la Bête. La Belle avait grand’peur de la Bête ; mais, quand elle la vit, elle l’aima. Napoléon, flatté d’épouser une archiduchesse, accueillit sa fiancée avec un empressement dont la violence même ne déplut pas à la jeune Allemande, qui venait à lui, blanche, blonde et grasse. « Il était si enthousiasmé, dit une des femmes de chambre de l’impératrice, qu’à peine voulut-il s’arrêter quelques instants à Soissons, où il avait été décidé qu’on coucherait, et l’on se rendit tout de suite à Compiègne. Il paraît que les prières de Napoléon, unies aux instances de la reine de Naples, décidèrent Marie-Louise à ne rien refuser à son trop heureux mari. » Les lettres écrites de France à la comtesse Colloredo et à la comtesse de Crenneville sont remplies des témoignages d’une joie sans nuage. « Je sens dit-elle, combien il est doux de parler de son bonheur. »

source : Anatole France http://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Marie-Louise

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